Dossier Norbert Zongo : « 21 ans après, nous sommes toujours déterminés et surtout confiants », Chrysogone Zougmoré

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Le Collectif des Organisations de Masse et des Partis Politique (CODMP), la Coalition Nationale de Lutte contre la Vie Chère (CCVC) et l’Association des Journalistes du Burkina (AJB) ont fait un dépôt de gerbes sur les tombes de Nobert Zongo et de ses 3 compagnons, ce vendredi 13 décembre 2019 au cimetière de Goughin. Cette commémoration marque le 21e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo.

Il y a de cela 21 ans que Norbert Zongo, Ernest Yembi Zongo, Blaise Ilboudo et Abdoulaye Nikiema ont été assassinés sur la route de Sapouy. En mémoire de cette date, des OSC ont déposé des gerbes de fleurs sur leurs tombes et organisé un meeting au cours duquel ils ont appelé la population à la mobilisation et la confiance dans cette lutte.

Pour le président de l’AJB, en 21 ans, de nombreux défis ont été relevés. Il s’agit entre autres de « l’insurrection populaire, la résistance victorieuse au coup d’Etat de septembre 2015, la réouverture du dossier ».

Il doit être extradé

« 21 ans après, nous sommes toujours là, debout, déterminés et surtout confiants parce qu’il y a 3 actes majeurs qui ont été enregistrés. Il s’agit de la réouverture du dossier, l’inculpation des éléments du RSP et le dernier acte, l’avis favorable émis par la justice française sur l’extradition de François Compaoré. Il y a là un verrou extrêmement important à lever et nous pensons que ce verrou devrait être levé », a affirmé Chrysogone Zougmoré, du président du Collectif et du MBDHP.

Le collectif au meeting
Le collectif au meetingLe collectif au meeting
Les organisateurs de la manifestation – B24

« Puisque nous sommes à l’heure des demandes de clarification, nous demandons au demandeur de clarification en chef, Emmanuel Macron, de nous clarifier sur la suite réservée à l’avis émis par la justice française », a-t-il ajouté

Pour Me Benewendé Sankara, « notre pays le Burkina Faso a satisfait l’ensemble des normes des textes aussi bien au plan interne qu’au regard des standards internationaux pour requérir l’extradition de François Compaoré. La justice française a épuisé toute la procédure, il reste maintenant un acte administratif qui doit être pris par M. Emmanuel Macron (…) Il  (François Compaoré) doit être extradé, il n’y a plus d’obstacles au plan judiciaire si ce n’est des actes politiques ».

Dans leur message livré au meeting, les OSC ont affirmé leur attente de la France. « Qu’elle nous renvoie François Compaoré, après l’avis favorable émis par la justice française, suite à la suite à la demande d’extradition formulée par notre pays », a déclaré le président du collectif, Chrysogone Zougmoré.

Il a par ailleurs appelé le peuple à rester debout et à poursuivre le combat avec détermination contre les crimes de sang et les crimes économiques et pour la liberté et le progrès économique et social véritable.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

Source : Burkina24.com

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