Dori : 30 éléments des FDS outillés en prévention des violences sexuelles dans les conflits armés

46
Dori : 30 éléments des FDS outillés en prévention des violences sexuelles dans les conflits armés

Le Secrétariat permanent du Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH) a organisé, ce 4 novembre 2019 à Dori, un atelier de formation sur l’interdiction du viol et des autres formes de violences sexuelles en période de conflit et autres situations de violence, à l’endroit de 30 membres des Forces de défense et de sécurité de la région du Sahel.

Le Droit international humanitaire et le Droit international des droits de l’homme interdisent formellement les violences sexuelles en tout temps et contre quiconque.

Ces violences sont considérées comme des crimes internationaux par le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. En dépit de tous les efforts qui sont déployés pour limiter les effets de la violence dans les combats, le bilan des souffrances que causent les conflits armés n’a cessé de s’alourdir.

C’est fort de ce constat que le Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH) a organisé cet atelier qui a réuni 30 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Pour Maminata Ouattara, ministre des Droits humains et de la Promotion civique, patronne la rencontre, il est important, en temps de paix, de diffuser les règles du droit international humanitaire et des droits humains, afin de prévenir leur violation en temps de conflit. Cette formation permettra donc d’outiller les FDS sur les règles et principes applicables aux conflits armés, pour ne pas qu’elles se rendent coupables ou complices d’infractions de violences sexuelles en cas de conflits armés. Elle ajoute que cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des obligations internationales du Burkina Faso en matière de diffusion du Droit international humanitaire au sein des différents groupes socio-professionnels.

Cette formation du CIMDH touchera aussi les régions militaires de Dédougou et de Tenkodogo. Chaque session réunit 30 FDS dont douze militaires, dix gendarmes, six policiers et deux agents de la Garde de sécurité pénitentiaire.

Daoula Bagnon

Correspondant Dori

Source : lefaso.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici