Dopage et corruption dans l’athlétisme : Le procès de Lamine Diack renvoyé en juin 2020

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Dopage et corruption dans l’athlétisme : Le procès de Lamine Diack renvoyé en juin 2020

Le scandale avait ébranlé les instances sportives. Le procès de l’ancien patron de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), Lamine Diack, et de son fils, Papa Massata Diack, ex-conseiller marketing de l’IAAF, a été renvoyé au mois de juin par le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont soupçonnés d’avoir mis en place un système de corruption pour protéger des athlètes russes dopés.

On devra attendre encore quelques mois avant de connaître le fin mot de la procédure judiciaire contre l’ancien président de l’AAF ((International Association of Athletics Fédérations), le Sénégalais Lamine Diack. En effet, le procès prévu se tenir le lundi 13 janvier 2020 a été renvoyé par la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris au mois de juin en raison de problèmes de procédure.

Et pour cause, le Sénégal a fait parvenir des actes d’enquête qui avaient été demandés par les juges d’instruction en 2016 et auxquels Dakar n’avait jusque-là jamais répondu. Il s’agit notamment d’une audition du fils de Lamine Diack, ancien conseiller marketing de l’IAAF Papa Massata Diack, réfugié à Dakar depuis le début des investigations, qui n’a jamais répondu à la justice française, pourtant un acteur clé de l’affaire et qui devait être jugée en son absence.

Parvenues aux procureurs financiers ce lundi, les pièces n’ont pu être examinées, ni communiquées aux autres parties, a constaté l’un des procureurs financiers, Arnaud de Laguiche. Outre aspect, il y a le problème procédural dans le mandat d’arrêt international émis par la justice français contre Papa Massata Diack qu’a soulevé le second procureur financier, Eric Russo, concernant les raisons du report du procès.

À 86 ans, le Sénégalais Lamine Diack, qui a régné de 1999 à 2015 sur l’IAAF, devait répondre des délits de corruption active et passive, abus de confiance et blanchiment en bande organisée. Il est reproché au Sénégalais, des déplacements à Moscou et d’avoir fait traîner en longueur des dossiers disciplinaires de 23 athlètes suspects pour leur permettre de participer aux JO de Londres-2012 dont les marcheurs Sergey Kirdyapkin et Olga Kaniskina ou Yuliya Zaripova (3.000 m steeple). Outre ces faits à lui reprochés, Lamine Diack est également soupçonné d’avoir été partie prenante dans l’attribution des Jeux olympiques de Rio-2016, de Tokyo-2020, ainsi que de plusieurs championnats du monde.

Si l’ex-président de l’AAF réfute certaines accusations, il admet avoir reçu de Moscou, un financement de 1,5 millions d’euros pour la campagne présidentielle de 2012 au Sénégal. Il plaide également coupable pour avoir échelonné les sanctions des athlètes russes pour ne pas plomber l’image de la Russie, lors des négociations sur les droits télé et le sponsoring de la banque d’Etat VTB pour les Mondiaux de Moscou de 2013. Aussi pour tous ces faits qui lui sont reprochés, il risque jusqu’à dix ans de prison et une lourde amende.

Juste Ephrem ZIO

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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