Dividende démographique : La feuille de route pour l’Union africaine lancée

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La journée mondiale de la population a été célébrée, le mercredi 11 juillet 2018, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso veut accélérer la transition démographique. Il l’a réaffirmé à l’occasion de célébration de la Journée mondiale de la population (JMP),  placée sous le thème : «La planification familiale est un droit humain».  Au Burkina Faso,  c’est autour du thème «Dividende démographique au Burkina Faso : faire de la planification familiale une réalité pour accélérer la transition démographique» qu’elle est célébrée,  Lors de la célébration officielle, le mercredi 11 juillet 2018, à Ouagadougou, la représentante du ministre de l’Economie, des finances et du développement, Pauline Zouré,  a précisé que le thème de la JMP 2018, est en phase avec l’orientation internationale en matière de population et avec l’ambition de l’Afrique et particulièrement du Burkina Faso de capitaliser sur sa population pour exploiter le dividende démographique. «C’est pourquoi, les chefs de d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine dans la mise en œuvre de l’agenda 2060, ont adopté une feuille de route pour aider l’Afrique à évoluer vers la capture du dividende démographique tout en invitant l’ensemble des Etats membres à s’inspirer des recommandations et principales mesures de ladite feuille de route pour élaborer leurs politiques et programmes de développement nationaux», a-t-elle poursuivi. Selon Mme Zouré, le Plan de développement économique et social (PNDES) intègre bien le dividende démographique à travers son axe 2 intitulé : «Développer le capitale humain» et son objectif stratégique 2.1 qui est d’«Améliorer la santé des populations et accélérer la transition démographique». La mise en œuvre effective de cette stratégie a fait croire,  Mme Zouré,  est souvent entravée par quelques difficultés liées à la démographie galopante que cannaissent les pays subsahariens dont le Burkina Faso. Elle a expliqué qu’en plus des défis d’éducation, de formation et de santé que doit relever le gouvernement burkinabè, s’ajoute l’accroissement rapide de sa population estimée à 19 millions d’habitants en 2016. «Face à cette démographie, le Burkina Faso, à l’instar des pays de l’Union africaine a pris la mesure d’investir dans la population notamment la frange jeune», a-t-elle soutenu.

Les gouvernements doivent respecter leurs engagements

Au cours de la cérémonie, la feuille de route pour l’Union africaine sur le dividende démographique a été lancée. La représentante par intérim du Fonds des Nations unies pour la population(UNFPA) au Burkina Faso, Dr Olga Sankara a laissé entendre que selon la déclaration de la conférence internationale de Téhéran tenue,  le 13 mai 1968, la planification familiale n’est pas seulement une question relative aux droits de l’homme, mais aussi essentiellement à l’autonomisation des femmes, et à la réduction de la pauvreté et au développement durable. C’est pourquoi, l’UNFPA, a-t-elle affirmé s’engage pleinement à soutenir les actions menées par les pays en vue de faire respecter le droit des individus, en particulier les femmes à planifier les naissances. «L’UNFPA appelle les gouvernants à s’acquitter de leurs engagements concernant l’accès universel aux services de soins de santé sexuelle et de reproductive», a martelé  Dr Olga Sankara. Cette cérémonie a également servi d’occasion pour les organisateurs de féliciter les actions de leurs partenaires. «Je voudrais témoigner particulièrement toute la gratitude du gouvernement au fonds des Nations unies pour la population et à la Banque mondiale pour leur appui à l’organisation et à la réussite de cette activité», a conclu Mme Zouré.

Mamourou BENAO
(Collaborateur)

sidwaya.bf