Dialogue national : La CODER le veut « intégral, inclusif et ouvert »

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Amorcé en mi-mars par le Premier ministre, les contours et la date de tenue du dialogue sont précisés au fil des échanges du chef de l’Etat avec les responsables des partis de l’opposition et de la majorité présidentielle début avril. La Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale a émis ce mardi  16 avril 2019 son vœu que le processus soit « intégral, inclusif et ouvert » de sorte à « conduire à la réconciliation nationale et au vivre ensemble »

Le 28 février démarrait la série de rencontres initiées par le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré avec la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) dans la matinée. S’en suivra, dans l’après-midi celle avec la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME). Les concertations avec la Conférence Épiscopale Burkina-Niger (CEB-N) et le Mogho-Naaba interviendront, elles, le 1er mars. Le 18 mars, le chef de l’exécutif se concertera avec l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) avant de se rendre au siège du Chef de l’opposition politique (CFOP) le 1er avril et de recevoir le lendemain 2 avril la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER).

Un dialogue « intégral, inclusif et ouvert » pour « aboutir à une sortie de crise réelle »

Le chef de l’Etat prendra le relais en recevant le lundi 4 avril 2019 l’opposition et la majorité présidentielle en prévision de la « la tenue d’une grande rencontre de dialogue politique » dont la date (27 et 28 avril 2019) est fixée selon un communiqué de la CODER parvenu à la rédaction de Burkina24 ce mercredi 17 avril 2019.

Cette « amorce de dialogue politique » est favorablement accueillie par ce regroupement de partis composé par le CDP, l’ADF/RDA, L’Autre Burkina/PSR, Le Faso Autrement, LR, la NAFA, le RSR et l’UNDD pour qui elle passe pour « le préalable indispensable » pour l’aboutissement du processus de réconciliation nationale. Vœu de la CODER : « que le dialogue qui s’annonce soit intégral, inclusif et ouvert et engagé comme un processus devant conduire à la réconciliation nationale et au vivre ensemble » à un moment où le « pays traverse une crise multiforme qui ne permet pas un règlement séparé des problèmes qui se posent ».

Pour ce faire, peut-on lire dans le communiqué signé par son actuel président, Ablassé Ouédraogo, « le dialogue voulu par le Président ne doit donc pas être seulement engagé entre les politiques » mais plutôt « intégral et s’étendre à tous les secteurs sociaux et à toutes les couches sociales de la nation pour espérer aboutir à une sortie de crise réelle ».

« Un geste en direction des exilés »

Cependant, telle une montagne qui viendrait à accoucher d’une souris, pour ces partis membres de l’opposition politique, le dialogue annoncé entre les acteurs politiques « ne doit pas être une fin en soi ». Il devra, attendent-ils, « réussir à son terme à engager le processus de réconciliation entre les filles et des fils du Burkina Faso, et notre pays avec lui-même ».

Le 2 mars au cours de la conférence de presse hebdomadaire du CFOP, le président du parti de l’Espoir Jean-Hubert Bazié tirait lui aussi sur la sonnette. Jugeant les échanges entre le Premier ministre et l’opposition comme étant « d’une importance capitale dans la situation difficile que traverse notre pays », il partageait lui aussi ses attentes : « le dialogue politique doit être franc, sincère et dénué de tout calcul politicien ».

La CODER, pour qui le dialogue qui s’annonce passe pour « une impérieuse nécessité et un impératif catégorique pour la construction de la nation burkinabè » place dans ce qu’elle nomme « dialogue inclusif et ouvert », son souhait de voir dans les paroles, actes et actions des dirigeants du pays, « un geste en direction des exilés dans le sens de leur garantir un retour en toute sécurité ».

Oui KOETA

Burkina24

Source : Burkina24.com

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