Développement : L’Union africaine des ONGs de développement veut jouer pleinement sa partition

116

Développement : L’Union africaine des ONGs de développement veut jouer pleinement sa partition

Les chefs d’Etat africains agissent dans la mesure du possible pour tendre vers le développement de leurs pays respectifs. Mais, quelle est la contribution de la société civile et du secteur privé pour l’atteinte des objectifs nationaux de développement ? C’est à cette question que les experts présents à Ouagadougou tenteront de répondre. Ainsi, à l’issue des trois jours d’échanges, ils proposeront des voies aux décideurs africains et aux partenaires au développement dans le but de créer les « conditions d’émergence d’une économie africaine forte et résiliente ».

La société civile africaine, celle qui se reconnait dans l’Union africaine des ONGs de développement (UAOD), n’a pas pour vocation à critiquer uniquement. « La société civile doit prendre part à toutes les actions de développement des pays africains par des propositions responsables et une contribution efficiente à la mise en œuvre des projets de développement », a confié Satigui Koné, président de l’Union africaine des ONGs de développement. « La société civile doit s’impliquer dans les démarches qui émancipent l’Afrique des guerres, de tous les extrémismes, de la tentation de l’immigration clandestine, etc. C’est ainsi que la société civile africaine sera un acteur de développement ou elle ne sera pas », a-t-il poursuivi.

Définir les priorités régionales en matière de développement

Développement : L’Union africaine des ONGs de développement veut jouer pleinement sa partitionLa coopération Sud-Sud est devenue une exigence de développement. D’où la nécessité d’impliquer les acteurs non-étatiques dans la dynamique de mise en œuvre des aspirations de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Ce qui permettra de s’approprier la promotion d’une culture et d’une identité africaine forte. Et, « la présente édition de la conférence internationale sur l’économie en Afrique vise la définition des priorités régionales en matière de développement agricole et agro-pastorale, l’identification objective de pays ayant la capacité et les conditions environnementales pour porter les projets sectoriels », a précisé Satigui Koné, président de l’UAOD. Car, estime-t-il, « aucun pays africain ne peut demeurer un ilot de prospérité si le reste du continent doit rester un vaste désert de misère ».

Le Président du Faso sera le porte-voix de l’UAOD auprès de ses pairs

Développement : L’Union africaine des ONGs de développement veut jouer pleinement sa partitionFace aux multiples défis auxquels notre continent est confronté, l’engagement de chacun est essentiel pour permettre d’engranger des résultats satisfaisants pour le bonheur de des laborieuses populations. C’est pourquoi, représentant le Président du Faso, le ministre burkinabè de l’intégration africaine, Paul Robert Tiendrébéogo n’a pas manqué de féliciter l’UAOD pour cette initiative. Mieux, il a félicité les organisateurs pour la pertinence du thème de cette première édition. « Le développement du continent serait plus simple si chaque composante de la société comprenait son rôle et le jouait pleinement. A cela s’ajoute l’utilisation rationnelle et la préservation des ressources disponibles », a-t-il soutenu. Puis, il a demandé aux participants de cette rencontre d’aller au-delà de simples recommandations pour formuler « des propositions concrètes réalistes et réalisables avec des échéanciers clairs et concis. Cela aura l’avantage de faciliter leur mise en œuvre ».

Aussi, le chef de l’Etat burkinabè, par la voix de son représentant, s’est engagé à être le porte-voix auprès de ses pairs afin qu’un regard et un intérêt particulier soient accordés aux initiatives non étatiques et celles particulièrement de l’UAOD
En marge de la première édition de la conférence internationale sur l’économie africaine, il est prévu l’organisation d’une soirée de distinction d’acteurs clés du développement économique des Etats africains dénommée « la nuit des grands patrons ». « Je voudrais demander l’engagement et la contribution de chacun pour faire de ces trois jours de réflexions et de propositions concrètes une réussite », a invité la présidente du comité d’organisation de la rencontre, Martine Yabré, par ailleurs coordinatrice pays de l’UAOD du Burkina.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Lefaso.net