Développement économique et social: La contribution de la diaspora burkinabè en débats

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Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement organise, les 6 et 7 avril 2017 à Ouagadougou, le premier forum national sur la migration et le développement. 
Le gouvernement burkinabè veut transformer structurellement l’économie du pays au profit du bien-être des populations. Pour ce faire, le nouveau référentiel prône une rupture véritable dans la gouvernance  politique, administrative, économique, sociale et structurelle. C’est pourquoi, toutes  les composantes sont appelées à apporter leur pierre à la construction de l’édifice. C’est pour susciter une réflexion proactive et la mobilisation agissante autour de la contribution des burkinabè vivant à l’étranger au développement économique et social en lien avec la transformation structurelle tant souhaitée que se tient, les 6 et 7 avril 2017, le premier forum sur la migration et le développement. Placée sous le thème : « Développement économique et social du Burkina Faso : Quelles contributions de la diaspora », cette rencontre de deux jours sera mis à profit pour se pencher, entre autres, sur les formes et les pratiques de la migration mais aussi, pour analyser les opportunités, les enjeux et les défis actuels et futurs des dynamiques migratoires sur le plan politique, économique et social. Dans son allocution, le parrain de cette 1e édition, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a salué l’initiative dont l’objectif est de créer des conditions d’une participation optimale de la diaspora burkinabè au développement socioéconomique du pays. Pour lui, les compatriotes vivant à l’étranger constituent une composante importante du capital humain national. Un potentiel inestimable en termes d’expertise dans divers domaines à même d’être dupliqué dans un environnement sociologique commun et largement partagé, a indiqué Paul Kaba Thiéba. Pour qui, l’organisation de ce forum répond au souci de montrer le rôle de la diaspora, dans le processus de relance de l’économie du pays. « Fils et filles de la diaspora la nation vous appelle, vous êtes une force et une richesse pour le pays… Vos talents,  votre énergie et votre courage sont le ciment pour bâtir une nation prospère et inclusive », a lancé le Premier ministre.
La migration, un atout fondamental
Et M. Thiéba de les assurer que le Burkina Faso, en terme de croissance économique, augure de lendemains meilleurs. Selon le directeur-bureau de la coopération Suisse, Jean-Bernard Dubois, ces migrations ne doivent pas être considérées comme une fatalité pour les pays, mais plutôt comme des atouts fondamentaux pour leur développement. Il a rappelé que ces migrations sont les résultats d’une situation socioéconomique qui touche beaucoup de pays dans le monde. Et la solution, selon M. Dubois, est de travailler ensemble à réduire les inégalités. Il a également laissé entendre qu’un programme régional dans le domaine de la migration et du développement comprenant le Benin, le Nigéria et le Burkina Faso avait été mis en place en 2016 pour soutenir ces pays dans leur politique de migration. Quant au représentant de la diaspora, Rogation Poda, il s’est réjoui de l’importance accordée  par le gouvernement, à la diaspora dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Il a invité l’ensemble des Burkinabè vivant à l’étranger à mettre la main à la pâte pour faire du pays des Hommes intègres, un pays émergent. « En tant que partie intégrante de cette nation en devenir, la diaspora suggère d’examiner l’opportunité de mettre en œuvre la politique de contractualisation généralisée fondée sur la confiance ainsi que les mesures d’assouplissement des procédures, voire de sécurisation de l’opération de façon à attirer l’ensemble des parties prenantes et dans l’intérêt bien compris de tous », a proposé le représentant de la diaspora. A l’issue de ce forum, un comité de suivi multisectoriel sera mis en place pour le suivi des recommandations.
Donald Wendpouiré NIKIEMA

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