« Dérives » des Forces armées au Nord : Des « investigations sont en cours » (ministre)

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Le gouvernement burkinabè a déclaré ce 14 mars 2019 prendre acte des informations données par le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) sur la riposte des Forces armées nationales dans le Nord dans la nuit du 3 au 4 février 2019.

Le porte-parole du gouvernement burkinabè, Remis Dandjinou, dans un communiqué rendu public ce 14 mars 2019, a informé avoir pris connaissance des résultats de l’enquête réalisée par le MBDHP dans la région du Nord. Celle-ci est relative à la riposte apportée par les Forces armées nationales à l’attaque menée contre les populations dans la nuit du 3 au 4 février 2019 et qui avait fait 14 morts. Cette opération de l’armée avait permis de « neutraliser » 146 terroristes, selon l’annonce qui avait été faite par l’état-major général des armées.

700 présumés terroristes en prison

Le ministre de la communication a insisté que les Forces armées opèrent en respectant les droits de l’homme. Par ailleurs, le droit international humanitaire et les droits humains sont enseignés dans les écoles de formation militaire, assure Remis Dandjinou.

Il ajoute que  « toutes les opérations de sécurisation du territoire sont menées en respectant le principe de la gradation de la force que sont successivement le simple contrôle, l’interpellation, l’arrestation et la neutralisation en cas de nécessité« . « Il y a à ce jour, environ 700 terroristes détenus dans les prisons de haute sécurité », a-t-il invoqué comme illustration.

En fin de compte, Remis Dandjinou indique que le gouvernement, « tout en émettant des réserves sur les méthodes d’investigations des acteurs des mouvements de défense des droits humains, (…) prend acte des allégations et rassure que des investigations sont en cours sur les faits présentés« .

Toutefois, le porte-parole rassure de « la ferme détermination » des forces armées nationales à poursuivre les opérations de sécurisation du territoire dans « le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire« .

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