Défis de la transformation industrielle : Le Secteur privé et l’Etat en concertation à Bobo

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La ville de Bobo-Dioulasso abrite du 26 et 27 novembre 2018, la première édition de la rencontre nationale du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP) sous le thème : « Secteur privé et défis de la transformation industrielle et artisanale ».

Le Secteur privé burkinabè compte relever les défis de la transformation industrielle et artisanale. Mais pour y parvenir, il a besoin du soutien de l’Etat. C’est dans cette optique que se tient la première édition de la rencontre nationale du cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé du 26 au 27 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso.

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a expliqué que la vision économique du Burkina Faso repose sur la reconnaissance de l’économie de marché régulé pour créer la richesse, faire reculer la pauvreté et les inégalités au Burkina.

« Cette vision prend appui sur les vertus et le dynamisme de l’économie de marché et sur l’importance de l’intervention de l’Etat pour en corriger les dysfonctionnements parmi lesquels figurent l’exigence de la solidarité nationale et de la lutte contre les inégalités. Le dynamisme de ce modèle économique exige la présence d’un secteur privé entreprenant, innovant, créateur de richesses et d’emplois. Il est donc vital que la promotion du secteur figure au cœur des priorités économiques de mon Gouvernement », a-t-il précisé.

Défis de la transformation industrielle : Le Secteur privé et l’Etat en concertation à Bobo
La rencontre nationale du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP)

 « Secteur privé et défis de la transformation industrielle et artisanale », tel est le thème retenu pour cette première édition. Lacina Diawara, le président de la Chambre de commerce et d’industrie des Hauts-Bassins, a fait savoir que le présent thème revêt une importance capitale pour le Burkina Faso car le défi de la transformation des produits locaux se pose aujourd’hui « avec acuité ».

« Selon une étude sur l’état de l’industrie réalisée dans le cadre du PNDES, le taux de transformation industrielle de nos produits se situe à 12%. Ce qui veut dire que près de 90% de nos produits ne sont pas transformés ou sont exportés à l’état brut. Cette situation nous interpelle donc tous, acteurs du public comme du privé, à plus d’engagement et de synergie de nos actions en vue de soutenir et de renforcer véritablement le tissu industriel de notre pays et d’accroître ainsi de façon significative la contribution du secteur de la transformation au développement du Burkina Faso », a-t-il justifié.

Par ailleurs, Lacina Diawara a insisté que l’accompagnement de l’Etat à travers des réformes et l’amélioration du climat des affaires est indispensable pour permettre au secteur privé de mieux s’affirmer. A la cérémonie d’ouverture, le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, a fait une présentation du nouveau dispositif du Dialogue Etat/Secteur privé.

Burkina 24

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