Décès de 11 gardés à vue: de nouvelles sanctions contre des responsables de la police

47

Au lendemain du décès toujours inexpliqué de 11 personnes gardées à vue dans les locaux de l’Unité anti-drogue de Ouagadougou, les sanctions tombent contre certains responsables de la police. Dans un communiqué rendu public ce 18 juillet 2019, le gouvernement annonce la suspension du directeur de la Police judiciaire.

C’est ainsi qu’au titre des mesures conservatoires, Néné Ami Ouédraogo/Traoré, commissaire de police et directrice de la Police judiciaire a été suspendue de ses fonctions de directeur de la PJ. 

Cette mesure, comptabilise le communiqué, s’ajoute à celles déjà prises par le gouvernement, dont le relèvement de ses fonctions du commissaire de police W. Richard Belem, chef de la division Unité anti-drogue et les demandes d’explication adressées aux agents de police en service lors de ce drame qui, par ailleurs, ont été relevés de l’Unité anti-drogue.

«Sans préjudice de la procédure judiciaire en cours, une enquête administrative a été demandée. Elle vise à déterminer les potentiels disfonctionnements afin d’éviter dorénavant la survenue d’un tel drame», précise le communiqué.

Le gouvernement, promet d’appliquer «toutes les décisions, mesures et recommandations issues de l’enquête administrative avec comme seul objectif d’améliorer la qualité des services de police.»

Un des syndicats de la police du Burkina Faso, l’Union police nationale (Unapol) avait expliqué, dans un communiqué, que les conditions de détention et de commodité du violon pourraient avoir joué un rôle dans ces décès. 

 

Source : Fasozine.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici