Crise anglophone: les précisions du Cameroun aux Nations Unies

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Paul Biya Ministres 1

Dans une correspondance, le Représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies, fait une mise au point de la situation socio-politique au Cameroun et des mesures prises par le gouvernement pour mettre un terme à la crise.

Pendant que la crise sociopolitique continue de fragiliser les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest Cameroun, les protestations du gouvernement se succèdent à l’international, ce depuis l’adoption par le Parlement européen d’une résolution visant la situation politique et les abus des Droits de l’Homme dans le pays. Ce lundi 29 avril 2019, le Représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies, Michel Tommo Monthe a, selon la Crtv radio, adressé une correspondance au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu), António Guterres. Cette missive avait pour but de faire une mise au point sur la situation sociopolitique dans ces deux régions en crise ainsi que les mesures prises par le gouvernement pour mettre un terme à ces troubles qui ont déjà fait de nombreuses victimes.

Michel Tommo Monthe entend ainsi mobiliser les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Cameroun pour accompagner les efforts du gouvernement dans le processus de sortie de crise pour les deux régions. « Ils seront très appréciés comme étant du côté des solutions et non des problèmes, car certains milieux puisent abondamment dans les réseaux sociaux, qui eux-mêmes, s’alimentant de la fabrication des fausses informations, s’emploient à dénigrer les Forces armées camerounaises, le Cameroun en général, ces institutions et ceux qui l’incarnent », a souligné le Représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies.

Dans ladite correspondance, l’ancien Vice-Président du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires des Nations Unies (CCQAB) informe également, son destinataire, des différentes mesures qui ont déjà été prises, pour une sortie de crise. Il cite entre autres, l’accélération du processus de décentralisation en vue d’une meilleure implication des citoyens, la création du Comité national de désarmement, de mobilisation et de réintégration (Cnddr) et de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme, l’adoption par le parlement des lois fixant le nombre de conseiller par région. Le Représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies n’a pas hésité de préciser que les autorités camerounaises ont invité le Haut-commissaire aux Droits de l’Hommes et le Parlement Européen, à venir apprécier eux-mêmes la situation au Cameroun.

Source : Camerounweb.com

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