Crimes économiques et de sang : Deux jours de dénonciation à Ouagadougou

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Le comité d’organisation des «journées de dénonciation de l’impunité  des crimes de sang et des crimes économiques » a tenu un point de presse ce lundi 15 mai 2017 à Ouagadougou. Cette rencontre visait à donner les différentes articulations de ces journées et de faire une analyse de la situation de la justice au Burkina Faso post insurrection.

C’est un forum d’échanges et de témoignages sur les crimes de sang et des crimes économiques, un meeting de dénonciation de l’impunité, de l’aggravation de la vie chère et de la corruption qui seront les différentes articulations qui vont ponctuer, du 19 au 20 mai prochain à Ouagadougou, les journées de dénonciation.

Elie Tarpaga, porte-parole du comité d’organisation, note que ces journées coïncident avec la commémoration des 27 ans d’assassinat de l’étudiant Dabo Boukary.

Par ailleurs, le comité d’organisation a déploré l’impunité de certains crimes notamment la résistance du putsch en 2015. « Malgré l’existence de preuves claires : on sait qui a donné l’ordre de tirer et qui a tiré en référence au rapport d’enquête sur l’insurrection populaire… Les complices civils et militaires du putsch de septembre 2015 sont également connus »,  s’indigne Elie Tarpaga.

Il ajoute que « les promesses de jugement des dossiers de l’insurrection et du putsch manqué avant la fin de  2016 n’ont donné lieu qu’à des jugements de menus fretins comme les soldats impliqués dans l’attaque de Yimdi et dans la fameuse tentative d’attaque de la MACA ».

Concernant les crimes économiques, le comité d’organisation a fait allusion aux rapports d’enquêtes du REN-LAC, de l’ASCE-LC, aux chiffres fournis par le syndicat des impôts et le SNAID qui révèlent que des hommes politiques, de grands commerçants et opérateurs économiques doivent des milliers de milliards de F CFA à l’Etat.

Egalement, la coalition a déploré que « depuis l’arrivée du MPP, les acquis de l’insurrection et du putsch sont en train d’être remis en cause ».

Défendre les acquis de l’insurrection populaire de 2014 et du putsch manqué de 2015, réclamer la justice pour les martyres, refuser la vie chère, tels sont entre autres les objectifs recherchés par ce regroupement.

Le comité d’organisation des «journées de dénonciation de l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques » est une coalition du comité de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP), du MBDHP, du REN-LAC, de l’UGEB, de l’ABASSEP, de l’AESO, de l’ODJ, du SYNAMUB, du CADDL et de la CCVC de la ville de Ouagadougou.

Jules César KABORE

lesaffairesbf

Burkina24.com