Création du centre national d’études stratégiques : Le GRASH mène la réflexion

76
CSession de réflexions et de propositions d’action dans une perspective d’accompagnement à la création du centre national d’études stratégiques

Le forum national sur la sécurité s’est tenu du 24 au 26 octobre 2017 à Ouagadougou. Cette rencontre visait, entre autres, à réfléchir et contribuer à l’amélioration du système sécuritaire du Burkina Faso. La création d’un centre national d’études stratégiques était l’une des recommandations. En attendant sa mise en place, le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) a entamé du 2 au 3 août 2019 à Ouagadougou, une session de réflexion et de proposition d’actions.

Le forum national sur la sécurité tenu en 2017 avait pour objectif de faire le diagnostic des défis sécuritaires au Burkina Faso. Une des recommandations était la création d’un centre national d’études stratégiques. Mais depuis le forum de octobre 2017, le centre tarde à voir le jour alors que les défis sécuritaires sont de plus en plus « grands et cruciaux ».

Le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) entend contribuer à la mise en place de ce centre national d’études stratégiques. C’est dans ce cadre que le GRASH a entamé du 2 au 3 août 2019 à Ouagadougou, une session de réflexion et de proposition d’actions.

Lire également 👉Fusion Police – Gendarmerie : « Des idées ont été lancées et les discussions vont se poursuivre » (Simon Compaoré)

A écouter le président du GRASH, Ali Traoré, c’est pour voir dans quelle mesure « nous pouvons apporter notre contribution pour que non seulement le centre puisse voir le jour dans des meilleurs délais ». Egalement, donner la possibilité au futur centre de pouvoir traiter les défis actuels et d’anticiper.

A l’en croire, les problèmes sécuritaires que connait le Burkina Faso pouvaient être évités.  « Si, il y a 15 ans, nous prenions au sérieux les indices que certains chercheurs publiaient sur la précarité ou le relatif embrasement du Burkina Faso suite aux problèmes sécuritaires que connaissait le Mali. Si on avait anticipé, on aurait pu contribuer à maîtriser le phénomène. Il est important de traiter les défis quotidiens. Mais il est aussi important de se projeter dans les 10 ou 15 ans à venir », a-t-il indiqué.

le président du GRASH, Ali Traoré
le président du GRASH, Ali Traoréle président du GRASH, Ali Traoré
Ali Traoré, le président du GRASH

Durant deux jours, des universitaires, des OSC qui travaillent essentiellement dans le domaine de la recherche, des personnes ressources et un ancien ambassadeur de la Suisse feront des propositions d’action dans une perspective d’accompagnement à la création du centre national d’études stratégiques.

Une présentation d’une étude portant sur la nécessité  d’un centre d’étude, l’état des centres existant dans la sous-région pour s’en inspirer, la thématique de la sécurité humaine, les différentes composantes d’un centre, le mandat, la composition du personnel, telles sont entre autres, les différentes articulations des deux jours de travaux. Le premier responsable du GRASH a fait savoir que les conclusions seront reversées au gouvernement.

En rappel, le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) est une organisation de la société civile composée de 14 membres de profils divers dont l’objectif est de contribuer à la prise de décision. Concernant les profils, il s’agit, entre autres, des avocats, des magistrats, des historiens, des philosophes, des statisticiens.

Jules César KABORE

Burkina 24

Source : Burkina24.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici