Création de « groupes de sécurité » au Burkina : La mise au point du gouvernement

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Le gouvernement burkinabè a rappelé dans un communiqué que les initiatives civiles de sécurité doivent être soumises à la loi.

Dans un communiqué conjoint signé des ministres en charge de la sécurité et de l’administration territoriale, le gouvernement a rappelé que les initiatives civiles de sécurité doivent être autorisées par la loi  (décret n°2016-1052/PRES/PM/MATDSI/MJDHPC/MINEFID/MEEVCC du 14 novembre 2016 portant définition des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la police de proximité ) et ce, dans le cadre de la police de proximité, et en collaboration avec les forces de défense et de sécurité. 

« Par conséquent, tout regroupement de personnes, qu’il soit communautaire ou associatif, ne peut mener d’activités de sécurisation sur le territoire national sans avoir été préalablement habilité par les autorités compétentes. Aussi, les ministres voudraient-ils informer les populations que toutes les initiatives non à jour vis-à-vis des dispositions de la loi ci-dessus citée sont formellement interdites et que leurs responsables et membres s’exposent aux sanctions tant administratives que judiciaires prévues par les textes en vigueur« , peut-on lire dans le communiqué.

Cette mise au point a été faite sur la base du constat qu’une « multitude de structures d’origine diverse s’arroge des prérogatives de sécurité en violation des lois et règlements en vigueur au Burkina Faso« .

Pour rappel, la création d’un groupe de sécurité à Pouytenga a suscité un débat houleux sur la toile cette semaine au Burkina. Le ministère de la sécurité avait assuré qu’une investigation est diligentée pour en connaître les tenants et les aboutissants.

Burkina24

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