Covid-19 : Les pays à faibles revenus seront plus endettés qu’avant la crise sanitaire, selon la Banque mondiale

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Covid-19 : Les pays à faibles revenus seront plus endettés qu’avant la crise sanitaire, selon la Banque mondiale

Baisse de la production, augmentation concomitante du chômage et de l’inflation. C’est une crise digne d’une récession que le Covid-19 laisse aux pays du monde. Ceux dont les économies sont tributaires du commerce mondial et des appuis extérieurs, seront très fortement touchés. Le bilan sera lourd sur le plan humain et économique, mais il faudra du temps pour connaître précisément l’ampleur des conséquences de la pandémie dans les deux domaines. C’est ce que révèle la Banque mondiale dans une étude sur les séquelles durables du Covid-19.

Pour un pays avec une économie émergente ou en développement, à l’horizon de cinq ans, une récession combinée à une crise financière pourrait déboucher sur une baisse de la production potentielle de près de 8%, selon la Banque mondiale. Pour elle, une forte récession pénalisera durablement la production potentielle pour de multiples raisons : baisse de l’investissement et de l’innovation, érosion du capital humain des personnes sans emploi et affaiblissement du commerce mondial et des chaînes d’approvisionnement.

Les séquelles à long terme de la pandémie du Covid-19 seront particulièrement graves pour les économies qui traversent des crises financières, ainsi que pour les pays exportateurs d’énergie, du fait de l’effondrement des cours du pétrole. En cas de récession accompagnée d’une chute des prix du pétrole, le recul dans les pays qui exportent de l’énergie est susceptible d’atteindre 11 %, affirme la Banque mondiale.

Pour l’institution financière, les vulnérabilités macroéconomiques ont rendu les Economies émergentes et en développement (EED) sensibles aux tensions économiques et financières. Toute chose qui peut limiter les capacités et l’efficacité des politiques publiques à un moment où ce soutien est plus que nécessaire. Et même si un tel soutien existe, il faut s’attendre à des répercussions économiques durables, insiste la Banque mondiale.

Pour le court terme, la Banque mondiale affirme que les économies dont les systèmes de santé sont défaillants, celles qui dépendent du commerce mondial, du tourisme ou des envois de fonds de l’étranger, et celles qui sont tributaires des exportations de produits de base ou qui présentent des vulnérabilités financières, seront particulièrement touchées. En moyenne, ces économies sont plus endettées qu’avant la crise financière mondiale, ce qui les rend plus sensibles aux chocs.

E.L.

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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