Convention relative aux droits de l’enfant : 30 ans après sa ratification par le Burkina, l’ONG Terre des hommes Suisse dresse le bilan

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Convention relative aux droits de l’enfant : 30 ans après sa ratification par le Burkina, l’ONG Terre des hommes Suisse dresse le bilan

L’ONG Terre des hommes Suisse a commémoré les 30 ans de la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) par le Burkina Faso, ce 8 novembre 2019 à Ouagadougou. A cette occasion, elle a dressé le bilan de son application au pays des hommes intègres et scruté les défis liés à la mise en œuvre de la CDE dans un contexte sécuritaire difficile.

En 1990, le Burkina Faso ratifiait la Convention relative aux droits de l’enfant. Ce document juridique, contraignant à l’égard des pays qui le ratifie, implique des droits reconnus aux enfants et interpelle les gouvernants et les populations à adopter des mesures pour que ces droits soient protégés.

« 30 ans après, quel bilan de la mise en œuvre de la convention sur les droits de l’enfant au Burkina et quels défis dans le contexte sécuritaire actuel ? ». C’est ce thème qui sera examiné au cours de trois communications entrant dans le cadre de la commémoration du 30e anniversaire de l’adoption de la CDE. Ces communications devront permettre de dresser le bilan de la mise en œuvre de la convention relative aux droits de l’enfant, de se pencher sur le défi de son application dans le contexte sécuritaire actuel du Burkina Faso et de réfléchir à la participation des enfants à la réalisation de leurs droits.


Trois décennies après sa ratification, la CDE reste méconnue du grand public au Burkina, constate Léa Kaboré, coordonnatrice nationale de l’ONG Terre des hommes Suisse. Et à l’occasion de ce 30e anniversaire, il s’agit d’aller au large et de vulgariser le contenu de ladite convention à travers les communications. Trois principales thématiques sont au cœur de ces échanges : la protection, la participation et l’éducation des enfants.

En matière de participation des enfants, le Burkina a encore du chemin à faire, regrette madame Kaboré. En effet, selon la coordonnatrice nationale, la participation, thème central de la commémoration, n’est pas du tout une réalité dans le pays. Et pour l’instant, la mentalité des Burkinabè a besoin d’être changée pour que la participation des enfants soit une réalité.


Toutefois, certains partenaires œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfant notent quelques avancées en matière d’accès à l’éducation au Burkina Faso. Du reste, des efforts devront être entrepris au niveau de la qualité de l’éducation, des effectifs dans les salles de classe et du coût de l’enseignement, interpelle Solange Bassinga, présidente de la Coalition au Burkina Faso pour les droits de l’enfant (COBUFADE).

Egalement, le système éducatif burkinabè reste confronté aux problèmes de ressources financières et à des disparités géographiques en matière de taux de scolarisation, relate-t-elle.


Face à l’insécurité qui a causé le déplacement de nombreuses familles, dont l’une des conséquences est l’abandon de l’école, la COBUFADE annonce des réponses palliatives. Elle prévoit la diffusion des programmes scolaires à travers les radios afin que s’exerce le droit à l’éducation des enfants en dépit du contexte difficile.

Mariam Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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