Contre le Tramadol : Le gouvernement prépare une « ordonnance »

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La consommation de cette anti-douleur appelée Tramadol par des jeunes Burkinabè est décriée un peu partout. Burkina 24 a approché le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Rémi Dandjinou, pour savoir si le Gouvernement commence ou a pris la mesure de la situation.

Le Tramadol est un antalgique central. Il a un pouvoir analgésique légèrement plus fort que la codéine (50 mg de tramadol équivalent à 10 mg de morphine). Cette utilité première du produit a été déviée par des Burkinabè qui l’utilisent comme stupéfiant, voire une drogue pour ses effets stimulants. Le phénomène a pris une telle ampleur que l’humoriste Moussa Petit Sergent en a fait le titre d’une chanson.

Le porte-parole du gouvernement, Rémi Dandjinou, sur les mesures pour endiguer la consommation du Tramadol au Burkina et également règlementer celle des médicaments « contrefaits », informe qu’une loi à cet effet est en gestation à l’Assemblée nationale. « Une audition en commission a eu lieu vendredi (12 mai 2017) sur une loi sur la question des médicaments contrefaits et des autres médicaments qui peuvent être utilisés à des fins de toxicomanie », relate le ministre.

Par ailleurs, d’autres mesures avaient déjà été prises concernant la délivrance d’un certain nombre de médicaments qui servaient de stupéfiants pour les auteurs d’attentats et ce, à la faveur des attentats que le Burkina Faso a connus le 15 janvier 2016.

« C’est un ensemble de mesures qui existent déjà, indique le ministre Dandjinou, qui ont peut-être besoin d’être renforcées et sur lesquelles, le gouvernement a attiré l’attention du ministre de la santé ».

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Burkina24.com