Conseil national du patronat Burkinabè : Améliorer l’adéquation formation-emploi et la qualité des formateurs

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Conseil national du patronat Burkinabè : Améliorer l’adéquation formation-emploi et la qualité des formateurs

Parti du constat qu’il n’y a pas une franche coopération entre les entreprises, les établissements et les centres de formation, le Conseil national du patronat Burkinabè (CNPB) veut apporter sa pierre. C’est dans cette dynamique qu’il organise un atelier d’identification et d’analyse des besoins de formation des formateurs dans les domaines ou secteurs économiques avec l’accompagnement technique et financier du Programme d’appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et professionnels (PAPS/EFTP), dont l’objectif spécifique est d’améliorer l’offre de formation professionnelle et l’employabilité des jeunes. En prélude donc à la formation d’un vivier de 100 formateurs, une quarantaine de participants venus des entreprises, structures de formation, départements ministériels, structures d’appui au secteur privé et chambres consulaires prennent part au présent atelier.

Conseil national du patronat Burkinabè : Améliorer l’adéquation formation-emploi et la qualité des formateurs« Enseigner, c’est une autre dimension. Il faut savoir transférer les compétences. Il faut une certaine assurance, une technique. Ce sont ces outils que nous allons développer au profit des participants. Mais en amont, nous voulons discuter avec les acteurs de la formation et les entreprises pour identifier dans quel secteur, il faudrait former ses formateurs », a expliqué le président de la commission emploi-éducation-formation du patronat, Issa Compaoré. Ainsi, au terme des travaux, les besoins des centres et écoles en matière de formation de formateurs du monde de l’entreprise sont identifiés et priorisés ; les entreprises et les professionnels sont impliqués pour la formation dans les structures et centres de formation.

Au-delà du PAPS/EFTP, la formation d’un vivier de formateurs s’inscrit dans le Plan national de développement économique et social à travers le deuxième axe stratégique « développer le capital humain ». Il vise, selon le représentant du président du CNPB, Dr Jean-Baptiste Yaméogo, à agir rapidement sur la quantité et la qualité du capital humain, ainsi que sur les possibilités et les conditions de la pleine valorisation dudit capital humain. A en croire M. Yaméogo, l’accès à un enseignement de qualité adapté aux besoins de la transformation structurelle de l’économie n’est possible que si le personnel enseignant dispose de capacités nécessaires pour donner le savoir-faire et le savoir-être aux apprenants. Partant de là, il a invité les participants à des échanges francs et constructifs afin d’aboutir à des conclusions et recommandations pertinentes.

Le CNPB est actuellement composé de 86 groupements, associations, syndicats, unions, fédérations regroupant les acteurs du secteur privé, ainsi que certains ordres admis comme membres associés. Il est présent dans tous les secteurs d’activités de l’économie parmi lesquels l’industrie, les mines, les banque (…).

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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