Conseil économique et social : Des propositions pour une paix durable

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Le Conseil économique et social (CES), a organisé du 8 mai au 4 juin 2018, sa première session ordinaire de l’année autour du thème «Cohésion sociale au Burkina Faso: quelles stratégies pour un développement durable?». Les conseillers ont, à la clôture des travaux, émis des avis pour un climat social apaisé.

Créer un Conseil supérieur de l’éducation nationale, doter les forces de défense et de sécurité, de moyens adéquats pour lutter contre l’insécurité et le terrorisme, promouvoir le dialogue et la tolérance interreligieux, renforcer la laïcité de l’Etat en vue d’éviter l’extrémisme violent et promouvoir une gouvernance vertueuse. Ce sont, entre autres, les recommandations émises par le Conseil économique et social (CES) à l’issue des travaux de  sa première session ordinaire de l’année, tenue du mardi 8 mai au lundi 4 juin  2018 à Ouagadougou. Le thème de cette rencontre statutaire a porté sur la «Cohésion sociale au Burkina Faso: quelles stratégies pour un développement durable?«. De l’avis du président du CES, Moïse Napon, la stabilité sociale est une condition sine qua non à la réalisation du progrès socioéconomique d’un pays. Or, a-t-il relevé, le contexte national est caractérisé par une recrudescence des actes d’incivisme et un front social en ébullition. Pour lui, ces phénomènes menacent la paix sociale au Burkina Faso. «Cette question a d’ailleurs fait l’objet de préoccupations du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, lors de l’audience qu’il nous a accordée en janvier dernier. A cette occasion, il a exprimé son souhait de voir le CES se pencher sur ce sujet«, a-t-il expliqué. C’est ainsi, a-t-il poursuivi, qu’une étude réalisée par le CES a permis d’élaborer un rapport introductif qui a servi de base aux débats lors de la session avec en toile de fond, des communications sur plusieurs sous-thèmes en lien avec la thématique principale : « La cohésion sociale au Burkina Faso: fondements et histoire ; « Quels fondamentaux de la cohésion sociale pour un développement durable au Burkina Faso?, « Place de l’Etat et de ses symboles dans le processus de renforcement de la cohésion sociale : quelle contribution des médias pour une promotion de la cohésion sociale? Etc.).«Grâce à la diversité des experts et des personnes-ressources, nous avons pu bénéficier de leurs expériences. Et cela a contribué à enrichir considérablement nos travaux», a-t-il indiqué. La première session ordinaire du CES a été sanctionnée par la production d’un rapport de synthèse des travaux. «Nous sommes animés d’un sentiment de fierté, inspiré par la qualité des échanges, la profondeur des réflexions et la détermination de tous les conseillers à faire de notre pays un pays où il fait bon vivre«, s’est-il réjoui. La question de l‘éducation civique et morale et celle de l’incivisme ont, à ses dires, retenu toute l’attention des conseillers lors de la rencontre. Il a, de ce fait, soutenu que la création d’un Conseil supérieur de l’éducation est d’une importance avérée. «Nous invitons par ailleurs tous les acteurs de la vie nationale à développer des initiatives dans le sens de la mise en œuvre des différentes recommandations issues de nos travaux dans l’intérêt supérieur de notre cher pays«, a-t-il conclu.

Aubin W. NANA

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