Connaissez-vous la date de péremption d’une femme

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Connaissez-vous « la date de péremption » de la beauté d’une femme ? Elle ne tient qu’à un fil. Elle se trouve parfois au bas des boîtes de pommades à l’hydroquinone ou au corticoïde. Elle est tapis à l’ombre des mixages de lotion et de potions les plus acides. Elle est cachée dans tous ces savons qui moussent et font mouche sur la belle peau noire de la « négresse » indigne. Elle se trouve sur le visage pâle du félon « caméléon » au regard de néon. Elle est dans les grimaces de la guenon qui se mire en grattant sa laideur. Rien ne sert de gommer ce qui ne s’enlève pas. A quoi bon se badigeonner de boue pour paraître en restant « boubou » ? Pourquoi s’injecter de déjections cancérigènes, juste pour éjecter la beauté qui gêne ? Seuls le serpent et ses cousins de reptiles changent de peau, par nécessité. Le reste n’est que calamité et monstruosité. C’est curieux que même le blanc qui frise la pureté se lézarde au soleil pour bronzer, pour s’assombrir. C’est quand même « bête » de voir que les « illuminés immaculés » qui nous fabriquent le poison qui blanchit cherchent à se noircir. C’est dommage de voir qu’après les gommages, les dommages brillent sans éclairer. La beauté qui s’épluche pour avoir la douceur d’une peluche ne sera jamais une perruche, même avec une perruque. A quoi cela sert-il d’être belle avec un visage kaolin et des pieds marron ? Les plus beaux plumages de notre espèce sont en détresse ; de nos jours, la plus belle femme du monde a une peau immonde, dépigmentée à la ronde ; c’est du pipeau, sans capot ; juste un appeau mal à propos pour appâter des mâles, tanneurs de peaux légères.  De la
« femme france-aurevoir » à la
« femme OGM » en passant par toutes ces « carrosseries de la supercherie », la plus belle femme, c’est celle qui est fière de sa peau d’ébène, la peau d’Eden.
Connaissez-vous la « date de péremption » de la beauté d’une femme ? C’est une question à deux inconnues : si elle sort avec un seul homme, elle a assez de chance pour rester belle longtemps et même à vie. Si elle fricote avec une horde de mâles, elle aura du mal à se conserver, à se préserver et même à se réserver. De tournée en tournée en passant par les virées de longue durée, elle fera certainement long feu et à petit feu, sans jamais pouvoir éteindre tous les feux. Elle se périmera avant même sa date de
« mise à consommation ». Il y en a qui tentent un passage en force en falsifiant leurs données essentielles, mais tout comme les cannettes sans étiquettes, les contours ne sont pas toujours nets. Dans ce cas, le contenu peut être dangereux et même mortel.
Connaissez-vous la « date de péremption » de la beauté d’une femme ? La beauté est un couteau à double tranchant. Retenez que trop de beauté tue la femme. Beaucoup de femmes sont tombées dans le piège de leur propre être. Consciente de leur charme, elles ont brandi leur beauté comme une arme de guerre, mais elles ont fini comme les autres, usées et abandonnées. Les beautés qui s’ignorent sont généralement celles qui brillent de l’intérieur. Elles peuvent avoir un physique atypique ou extraordinaire. Derrière leur singularité et leur simplicité, gît une Joconde pudibonde, une bombe à désamorcer. Ces femmes se moquent des fards blafards qui ternissent les tares ; ce ne sont pas des « stars » aux allures de tsars. Pour elles, être belle ou se faire belle relève du superflu ; la quête du sensationnel est une faiblesse émotionnelle. Elles se mettent rarement devant une glace ; leur beauté fait briser les miroirs. Leur charme ne fait pas de vacarme ; elles ne portent même pas de boucle d’oreilles, mais elles font partie des sept merveilles ; elles ne portent pas de chaînes aux chevilles ou au nombril; elles ne portent aucune ferraille aux lèvres ou entre les « naseaux ». Leur tête n’est pas un champ de mèches touffu aux odeurs industrielles. Elles ne portent pas de faux cils en faucilles. Leurs ongles ne sont pas des griffes cosmétiques en plastique. Les fesses sont en chair et non en coussin jetable. Leur poitrine n’est pas un « balcon » vide, affaissé et redressé au bistouri. Elles sont belles, parce qu’elles sont naturelles. Quid de l’homme, se périme-t-il lui aussi ? Affaire à suivre…

Clément ZONGO
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