Commune de Ouagadougou : Environ 150 policiers en renfort pour faire face aux défis

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Commune de Ouagadougou : Environ 150 policiers en renfort pour faire face aux défis

En marge des travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil municipal de Ouagadougou, ce mercredi, 3 juillet 2019, le maire, Armand Béouindé, a annoncé un renforcement des capacités matérielles de la Police municipale et l’arrivée d’environ 150 nouveaux policiers, avec en ligne de mire, une offensive contre des fléaux que vit la commune : la divagation des animaux, par exemple.

« La divagation des animaux dans la ville de Ouagadougou fait partie d’un des fléaux importants de toutes les grandes villes africaines qui partagent leur statut entre ruralité et urbanité », restitue le maire Armand Béouindé, répondant à la question d’un journaliste sur le sujet. « Vous savez que la ville de Ouagadougou est entourée de quartiers qu’on appelle ‘’non-lotis’’ et dans lesquels, on continue à vivre comme si on était en commune rurale. Donc, beaucoup d’entre nous ont cette pratique d’élever des animaux dans la ville », poursuit-il avant de soutenir que c’est une pratique qu’il va falloir abandonner.


Il annonce, dans cette perspective, le démarrage d’une campagne « dans peu de temps » aux fins de sensibiliser la population (en particulier, les personnes qui pratiquent cet élevage) à faire face à sa responsabilité. Au même moment, il sera question de répression, prévient le maire de la commune de Ouagadougou.

« Pour tout vous dire, nous étions en sous-effectif au niveau de la Police municipale et en sous-équipements. Mais dans quelques jours, vous verrez que la Police municipale va être dotée de nouveaux matériels, parce que nous avons commandé de la logistique (moyens de déplacement) et nous allons recevoir, à partir de fin juillet, à peu près, 150 nouveaux policiers municipaux qui ont été formés à l’Ecole nationale de Police », annonce Armand Béouinddé. Ce qui viendra, de son avis, renforcer les capacités de cette Police à prendre en charge tous ces fléaux.


De la question de la brigade verte

Il y a quelques mois, l’actualité faisait état d’arriérés de paiement des femmes de la Brigade verte, entité qui s’occupe de la propreté de la ville. Répondant également à une des préoccupations des journalistes, le maire a expliqué que c’est désormais une question résolue. Armand Béouindé a ensuite saisi l’opportunité pour apporter des précisions.

« La brigade, ce ne sont pas des employés de la mairie. C’est une association avec laquelle la mairie a une convention ; dans le cadre d’une convention tripartite mairie-brigade verte-Etat. Donc, chacun doit jouer sa partition. Mais compte tenu d’un certain nombre de difficultés, je pense, l’Etat a mis du retard à verser sa quote-part pour le traitement des salaires de la Brigade verte. C’est ce qui a expliqué qu’à un certain moment, la mairie, à elle seule, ne pouvait faire face au traitement des femmes de la Brigade verte », a confié le maire Béouindé.


« Mais je pense que tout cela est rentré dans l’ordre et nous sommes en train de nous réorganiser pour que cela ne se reproduise plus et pour donner une nouvelle dynamique même à la salubrité de la ville de Ouagadougou. Vous conviendrez avec moi que la ville a, depuis plus d’une décennie, évolué ; ce n’est plus la même superficie, le même nombre de populations, aujourd’hui nous sommes à trois millions d’habitants pour 600 km2 », apprend le maire de Ouagadougou, précisant en outre que ces réalités impliquent un changement de dynamique, tout en s’appuyant sur la Brigade verte.

Le maire s’exprimait ainsi en marge de la deuxième session ordinaire du Conseil municipal de Ouagadougou. 196 conseillers municipaux (sur les 254 que compte la commune) ont répondu présents à cette instance appelée à plancher sur les comptes administratifs, gestion 2018 et à examiner et adopter les budgets supplémentaires, gestion 2019 (budgets annexes et budget de la commune de Ouagadougou).


« Notre pays a traversé (et continue d’ailleurs, malheureusement, de traverser) des mouvements d’humeur, dont celui des agents du ministère de l’Economie, des finances et du développement. Donc, il y a beaucoup de projets que nous avions budgétisés et que nous n’avons pas pu réaliser. Une partie des recettes municipales étant collectée par des agents du trésor et ceux des impôts, avec le mouvement d’humeur, nous n’avons pas pu atteindre un certain nombre d’objectifs que nous nous étions fixés. Il est tout à fait normal donc que nous corrigions le budget pour l’adapter à la réalité de notre vraie trésorerie et voir comment nous allons donner une nouvelle dynamique à cela », a expliqué Armand Béouindé, en justification au point relatif aux budgets supplémentaires, gestion 2019.

Outre ces deux points, il était question de l’examen et l’adoption de la délibération portant approbation des résultats des travaux de la commission communale d’attribution des marchés relatifs aux travaux de construction de la gare routière Ouaga Ouest (quartier Boulmiougou, sortie route de Bobo) et d’un point sur le comité communal de jumelage.

Oumar L. Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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