Commune de Garango : Des enseignants contestent une note du maire

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Des enseignants des Circonscriptions d’éducation de base (CEB) de la commune de Garango, ont observé un sit-in, les 5 et 6 avril 2017, pour dénoncer la décision du député-maire, Jean Célestin Zouré, de revêtir des timbres communaux sur les actes de droit.  
L’édile de Garango, Jean Célestin Zouré a, dans une correspondance adressée aux chefs de Circonscriptions d’éducation de base (CCEB) de sa municipalité, exigé que soient apposés sur les demandes d’actes administratifs, des timbres communaux. Cette décision « émanant du Conseil municipal pour combler son déficit budgétaire », n’est pas du goût des enseignants. Et ils l’ont fait savoir, à travers un sit-in les 5 et 6 avril derniers à Garango. La note du maire concerne entre autres, les certificats de prise de service, les certificats de cessation de service, les certificats de non-logement, encore appelés des «actes de droit» pour l’agent en fonction. « C’est une situation que nous n’avons jamais connue. Nous n’avons pas aussi reçu une note ou un décret pris sur le plan national et au niveau des collectivités territoriales, faisant cas des demandes timbrées pour les actes de droit », a soutenu le secrétaire général de la sous-section du Syndicat national des travailleurs de l’éducation de base (SYNATEB) Garango II, Issoufou Soulené. Il a expliqué que l’obtention desdits documents se fait par une attestation signée du chef de la CEB.  Ils sont ensuite envoyés à la mairie pour l’établissement de l’acte administratif signé de l’édile. Pour lui, les nouvelles dispositions de Jean Célestin Zouré viennent « un peu compliquer » les choses pour les enseignants. Elles sont mêmes «inacceptables » selon  le SG de la sous-section du SYNATEB Garango II. Les enseignants ont estimé qu’ils paient déjà leurs droits de timbre à travers les autorisations d’absence, les demandes de congé de maternité pour les dames, l’établissement des extraits de naissance et les photocopies légalisées. Ce mouvement d’humeur fait suite à l’échec des pourparlers entre les deux parties. « Nos militants, pour montrer leur détermination, ont décidé de tenir ce sit-in pour manifester notre mécontentement. A l’issue de ces 48 heures, si nous ne recevons pas une réponse favorable de la part du maire, nous allons entamer d’autres formes de lutte jusqu’à satisfaction», a prévenu M. Souléné. 
Bougnan NAON

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