Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateurs

139

Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateurs

Selon le rapport Doing business 2018 publié en Octobre dernier, le Burkina est classé 148e sur 190 pays, soit un recul de deux places par rapport au classement précédent. Au niveau de l’espace CEDEAO (Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest), notre pays est classé 9e le plus réformateurs et 5e au niveau de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Une année plus auparavant, le Burkina était respectivement classé 6e et 3e. Il convient donc de trouver des mesures vigoureuses pour « redresser la barre ». La tenue de la première session du comité de pilotage s’inscrit dans ce cadre. « Cette rencontre est d’une importance capitale car le Burkina qui était parmi les plus réformateurs de notre zone, enregistre depuis ces deux dernières années un recul dans le classement Doing business en dépit de la progression de son score. Cela revient à dire que d’autres pays arrivent à être plus performants que nous dans la mise en œuvre des réformes », a précisé le Premier ministre Paul Kaba Thiéba.

C’est en sa séance du 30 décembre 2017 que le Conseil des ministres a institué un cadre permanent pour le suivi du climat des affaires. Ce cadre comprend trois organes que sont :

Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateurs le comité de pilotage, l’organe d’orientation des réformes qui se réunit une fois par trimestre ; il est présidé par le Premier ministre ;

Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateurs le secrétariat technique présidé par le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat qui doit coordonner et superviser la mise en œuvre des réformes. Il se réunit tous les deux mois et produit un rapport pour le comité de pilotage ;

Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateurs des sous-comités techniques au sein de chaque ministère concerné présidé par le ministre. Le sous-comité de chaque département ministériel se réunit une fois par mois pour suivre la mise en œuvre des réformes dont il a la charge.

Climat des affaires : Le Burkina veut figurer dans le Top 10 des pays africains les plus réformateursDepuis l’avènement du régime Roch Kaboré, le Burkina s’était assigné pour objectif d’intégrer le Top 10 des pays les plus réformateurs du continent africain. « L’objectif de faire figurer le Burkina dans le Top 10 n’a pas été atteint pour de nombreuses raisons dont la non effectivité des réformes envisagées dans la matrice Doing business du Burkina Faso. En effet, si en 2016, nous avons pu organiser plus d’une dizaine de réunions dans cette même salle avec la présence de la plupart des acteurs concernés, en 2017, seules deux réunions ont pu se tenir avec une absence remarquée de beaucoup d’acteurs majeurs. Ainsi, il était difficile de faire le point de la mise en œuvre des réformes », a expliqué le chef du gouvernement burkinabè. Toutefois, il dit espérer qu’avec ce nouveau dispositif de pilotage, « l’objectif d’améliorer substantiellement notre climat des affaires sera une réalité ». En tous les cas, il n’a pas manqué d’inviter « tous les acteurs impliqués à tenir régulièrement les rencontres afin que le Burkina puisse se hisser aux meilleures places des pays les plus réformateurs ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

Lefaso.net