Cinéma de poche : Un moyen d’expression en devenir pour les communautés

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Le Cinéma de Poche pour le Développement (CinéPoD), c’est le projet porté par l’Institut Imagine et financé par le programme culture et développement de l’ambassade du Danemark depuis 2016. Ce projet dont l’objectif est de former des jeunes des zones secondaires du Burkina à faire des films courts avec des moyens légers, est à sa phase de diffusion des résultats.

 « CinéPoD » est né de la volonté de décentraliser et démocratiser les métiers du cinéma, en formant des jeunes aux techniques de production de films afin de leur permettre de faire des productions avec des outils numériques les plus courants, tels les téléphones, appareils photos, caméras de poing et ordinateur.

Pour le promoteur, Gaston Kaboré,  il s’agit de positionner le « cinéma de poche » comme moyen d’expression des luttes quotidiennes de ces populations.

« Il y a un déficit d’image de notre propre pays. En formant ces jeunes des zones secondaires du pays, c’est avoir des hommes capables de témoigner de ce qui se passe autour d’eux. Nous voulons que les gens saisissent les nouvelles technologies pour raconter leur vie », dit-il.

L’idée n’est pas de former des cinéastes professionnels mais de leur apprendre « l’alphabet de l’image » pour qu’ils soient capables de manipuler une caméra et raconter une histoire en quelques minutes.

 Gaston Kaboré voit en ces productions une pluralité de regards avec  les images en provenance des communautés locales dont  les préoccupations parviennent rarement à se hisser au niveau de l’actualité nationale.

60 stagiaires de 5 villes du Burkina, Kaya, Fada N’Gourma, Ouahigouya, Koudougou et Dédougou ont pu bénéficier de cette formation et produire 25 films courts de 4 à 6 minutes.

Les films produits serviront à animer des festivals dans chaque localité. C’est en cela que ce projet se veut aussi une source de divertissement pour ces zones.

« Ils sont en même temps formés pour diffuser les films qu’ils font. Ils ont des micro-projecteurs. Ils peuvent donc aller dans une cour le soir projeter les films et discuter avec les gens », explique toujours monsieur Kaboré.

Ces films feront l’objet par la suite d’un festival dénommé « Cinéma citoyen » à Ouagadougou du 20 au 22 décembre 2017.

Cependant, l’ambitieux projet de l’Etalon d’or 99 de couvrir plusieurs localités, se limite pour l’instant aux villes ci-dessus citées avec la fin du programme du Danemark. Mais il espère que d’autres partenaires se manifesteront d‘ici là.

Revelyn SOME

Burkina24

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