Cimenterie : CIMAF Burkina annonce sa deuxième usine à Bobo, « CIMAF Dioulasso »

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Cimenterie : CIMAF Burkina annonce sa deuxième usine à Bobo, « CIMAF Dioulasso »

Fort de son expérience dans plus de onze pays dont le Burkina, le Groupe Ciments de l’Afrique (CIMAF) est sur une dynamique d’extension à court terme sur l’ensemble du continent, tout en accroissant ses capacités de production dans ses lieux d’implantation actuelle. Au Burkina, le groupe marocain est présent depuis mars 2015, à travers notamment l’inauguration officielle de CIMAF Burkina, située dans la zone industrielle de Kossodo à Ouagadougou. En deux ans d’existence, les responsables de la société ne cachent pas leur satisfaction ; CIMAF Burkina a enregistré une croissance importante. Une performance qui vaut à la société, de réels motifs de satisfaction et une fierté d’avoir fait confiance et d’avoir su tenir le cap à un moment où le pays traversait une situation relativement difficile. Franc succès économique et surtout de coopération, de confiance, confie le directeur général de CIMAF Burkina, Esssam Daoud, qui met au passage en exergue une des politiques du groupe qui consistent au transfert des compétences en matière de capitale humain. De façon claire, et à l’en croire, CIMAF Burkina est constituée à 99% de ressources humaines burkinabè (recrutées et formés essentiellement au Maroc).

Cimenterie : CIMAF Burkina annonce sa deuxième usine à Bobo, « CIMAF Dioulasso »Cette sortie fut une occasion pour Essam Daoud et ses proches collaborateurs pour faire une cartographie du marché de CIMAF Burkina. Un tour d’horizon qui fait ressortir que les différents types de ciment produits sont bien appréciés par les grossistes, eux-mêmes, tirant satisfaction des observations du consommateur final. A ce jour, le ciment ‘’made in CIMAF Burkina’’ est disponible dans toutes les grandes localités du pays, certifie le directeur commercial, Claude Compaoré. En la matière, poursuit-il, l’on peut dire que le Burkina a une industrie qui produit du ciment de qualité mondiale. Ce qui découle de la vision globale du groupe, CIMAF : bâtir une entreprise leader en Afrique, dans le secteur du ciment.

1000 emplois, un ciment de qualité mondiale, un coût accessible !

C’est dans ce contexte de performance, et ‘’armé’’ d’ambitions, que la société annonce la construction d’une deuxième usine de production dans la capitale économique du Burkina, Bobo-Dioulasso. Après « CIMAF Burkina » (Ouagadougou), voici « CIMAF Dioulasso » (Bobo-Dioulasso) ! Le démarrage effectif des travaux (dont la pose de la première pierre a été faite par le Premier ministre le 27 mai 2016) est annoncé pour avant la fin du premier semestre (fin juin) de cette année, 2017, et le premier ciment attendu avant juin 2018. CIMAF Dioulasso se veut un levier important de développement économique et social de Bobo-Dioulasso et partant du Burkina. Et à en croire Essam Daoud, la construction de l’usine de Bobo-Dioulasso ne vise pas seulement à répondre au besoin du marché local et à contribuer au dynamisme socio-économique de la région ; c’est toute une histoire. C’est pour cela également que la société entend jouer pleinement son rôle de maillon important dans cette partie du pays, ce d’autant puisque Bobo-Dioulasso est la capitale économique du Burkina.
Dotée d’une capacité de production annuelle de plus de 700 000 tonnes, CIMAF

Dioulasso a, pour la construction, misé sur une technologie de pointe pour un investissement estimé à 20 milliards FCFA. CIMAF Dioulasso, c’est aussi et surtout au compteur 1000 emplois directs et indirects dans la phase de construction et d’exploitation. « A ce titre, une large campagne de recrutement sera organisée au profit des populations de la ville et régions de Bobo-Dioulasso », annonce le directeur général de CIMAF Burkina, Essam Daoud.

Cimenterie : CIMAF Burkina annonce sa deuxième usine à Bobo, « CIMAF Dioulasso »Le directeur technique, Florentin Adjallala, a expliqué tout le dispositif technologique qui va caractériser l’industrie. De ses détails, il ressort qu’à l’image de celle installée à Ouagadougou, CIMAF Dioulasso met un accent également sur la préservation de l’environnement (éloignement non seulement des zones à risques mais également une technologie qui minimise l’émission de gaz). Le travail sera effectué par le constructeur Allemand Polysius du groupe Thyssenkrupp, référence mondiale dans le domaine. A terme, CIMAF Dioulasso sera composée de deux grandes parties : une partie broyage et une autre réservée à l’ensachage.

C’est confiant donc du dynamisme du marché burkinabè et des perspectives, que le groupe avance également pour courant 2018, les travaux d’extension pour doubler la capacité de production de son usine de Ouagadougou avec un investissement de plus de 25 milliards FCFA. Ce qui portera la production annuelle de 500 mille à plus d’un million de tonnes (au niveau de Ouagadougou).

L’objectif est clair, disposer, sur un horizon de 18 mois et sur l’ensemble, d’une capacité de production totale de plus de 1, 7 million de tonne. Ce qui est à même de satisfaire le besoin du marché avec en ligne de mire, plus d’accessibilité du ciment aux consommateurs ; tant en terme de coût que de maillage du territoire.
« Le but est d’accompagner la croissance du pays tout en garantissant au consommateur final un ciment de qualité mondiale à un coût très accessible grâce notamment aux économies d’échelle attendue », soutient le directeur général de CIMAF Burkina pour qui, ces nouveaux investissements s’inscrivent dans une stratégie plus large qui vise à faire du groupe Ciments de l’Afrique, un leader panafricain du secteur du ciment et premier opérateur en Afrique de l’Ouest où le groupe est déjà solidement implanté.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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