Christophe Dabiré: «L’espoir est permis…»

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Ce jeudi 16 mai 2019, conformément à l’article 109 de la loi fondamentale, le Premier ministre Christophe Dabiré s’est prêté à cet exercice constitutionnel au cours duquel il a exposé pendant une heure de temps devant l’Assemblée nationale la situation de la nation. Ce qu’il faut retenir de son intervention…

Dès l’entame de son discours, M. Dabiré a réitéré l’appel du Chef de l’Etat à une trêve sociale en vue de créer un climat de sérénité favorable à la mise en œuvre des différentes réformes entreprises. Il dit reconnaître que, malgré une situation sécuritaire difficile, le Burkina Faso est «débout et mieux avancé». Il a de ce fait, invité les Burkinabè à la vigilance et au travail pour vaincre l’adversité.

Christophe Dabiré a rendu un hommage aux forces de sécurité et de défense pour le combat difficile qu’elles mènent contre le terrorisme. En perspectives, selon lui, le gouvernement poursuivra les efforts d’équipement des unités des forces armées et celles paramilitaires en moyens stratégiques et spécifiques, assurera leur formation, accroitra les effectifs, renforcera et mutualisera enfin les systèmes d’information.

Dans le domaine de la justice, le Premier ministre s’est félicité du bon déroulement du procès du putsch de septembre 2015, débuté le 27 février 2018 et toujours en cours. «Le gouvernement encourage fortement le pouvoir judiciaire à assumer ses responsabilités afin que la justice demeure un instrument qui renforce l’unité nationale et préserve la paix sociale» a-t-il soutenu. S’agissant du cas particulier du drame de Yirgou, M. Dabiré a affirmé que les enquêtes ont évolué sur le terrain, et que le gouvernement reste attentif aux sollicitations des acteurs judiciaires chargés du traitement de ce dossier, en leur apportant les appuis logistiques et financiers nécessaires. A ce jour, précise-t-il, la procédure suit son cours avec plus de 160 personnes auditionnées. Par ailleurs, à en croire M. Dabiré, l’enquête préliminaire relative à l’attaque terroriste ayant entraîné la mort du chef du village et de ses compagnons a été bouclée.

Transformer 32 CSPS en centres médicaux

A côté de la justice, des progrès notables ont été enregistrés dans la mise en place effective des démembrements de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires. L’opérationnalisation de cet outil puissant de prévention et de promotion de la paix devrait permettre de prévenir les conflits intercommunautaires tels que ceux qui ont défrayé la chronique nationale.

Selon Christophe Dabiré, son gouvernement s’active pour achever des chantiers en cours dans le domaine de la santé. Ils concernent la transformation de 32 Centres de santé de promotion sociale (CSPS) en centres médicaux, l’ouverture de l’Institut spécialisé de médecine traditionnelle et des soins intégrés de Ouagadougou réalisé à 98% et enfin l’achèvement du projet de construction du centre de cancérologie de Ouagadougou exécuté à hauteur de 57% et dont le volet radiothérapie devrait être fonctionnel dans 14 mois. En termes de perspectives, il est envisagé pour l’année 2019 le démarrage de la construction du nouveau Centre hospitalier universitaire de Bobo-Dioulasso et de l’unité de dialyse à l’hôpital de Ouahigouya. 

Le secteur de l’éducation et de la formation s’est déroulé en 2018 dans un contexte particulièrement difficile. Ledit secteur a été marqué par des remous sociaux dans le monde de l’éducation mais surtout par l’insécurité qui a occasionné, dans les régions du pays les plus éprouvées par les attaques terroristes, la fermeture de nombreux établissements scolaires et la destruction de nombreuses infrastructures éducatives et de matériel pédagogique. Pour faire face à cette situation, le gouvernement a pris des mesures pour regrouper les élèves des classes d’examen des écoles fermées afin de leur dispenser des cours d’appui et d’organiser un examen spécial.

Les défis encore nombreux…

Aussi, le secteur de l’emploi a été abordé. Selon le Premier ministre, l’inscription électronique aux concours «e-concours», l’assainissement de l’administration publique, la création de nouveaux emplois ont permis de donner la chance à tous pour emploi. L’eau et l’assainissement, le logement ont été également évoqués dans son discours. 

Dans l’ensemble, M. Dabiré fait remarquer que ces acquis sont indéniables et auraient été meilleures si le contexte sécuritaire et l’agitation sur le front social n’avaient pas obérer ces résultats satisfaisants. Ces résultats ont été atteints grâce à l’engagement d’un peuple déterminé à se battre contre l’adversité et à fédérer toutes ses énergies autour de la vision du président Kaboré. «J’ai conscience que les défis à relever sont encore nombreux et les moyens pour les relever limités. Toutefois, l’espoir est permis et comme l’Espoir fait vivre, c’est ensemble unis et réconciliés avec nous-même que nous construirons un Burkina Faso nouveau» a conclu le Chef du gouvernement.

 

Source : Fasozine.com

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