Chine: quand la Grande muraille inspire les Burkinabè…

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En marge de sa visite officielle en Chine, le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, s’est rendu sur l’un des plus célèbres monuments du pays dans la matinée de ce samedi 1er septembre 2018.

Nombreux sont ceux qui ont déjà entendu parler de l’immense muraille qui serpente la Chine depuis plus de 2 000 ans.

Le plus célèbre des monuments construits par le peuple chinois serait également le plus grand monument jamais construit par l’homme, en longueur, en surface et en masse.

Située dans le Nord du pays à 120 kilomètres de Pékin, la Grande muraille de Chine s’étire sur environ 6 700 kilomètres.

C’est cette merveille inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco que le président du Faso et sa délégation ont visité ce samedi. Du haut de cette œuvre millénaire, Roch Marc Christian Kaboré, visiblement peu essoufflé par «l’escalade» de la pente raide du monument -contrairement à d’autres membres de délégation-, a clamé son admiration pour les bâtisseurs de cette œuvre hors normes.

«Cette muraille m’inspire la solidarité, l’engagement, la détermination d’un peuple à se protéger. C’est ce que nous pouvons retenir, surtout quand on voit que ce sont presque 300 000 personnes qui sont décédées dans la construction de cette muraille de Chine», a fait remarquer le chef de l’Etat.

 «Je voudrais vraiment saluer l’action de ces hommes et de ces femmes qui, dans le cadre de la défense de leur pays, ont construit cette muraille. C’est vraiment un chef-d’œuvre qui montre ce que peuvent faire les hommes et les femmes lorsqu’ils sont décidés à s’unir, à bâtir ensemble et à mettre ensemble un effort collectif dans l’intérêt de la patrie», a-t-il conclu.

De son côté, le ministre en charge de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, visiblement conquis, estime que l’esprit dans lequel les Chinois ont bâti ce grand mur doit inspirer les Burkinabè. «Cette muraille force l’admiration quand on voit que ce sont des gens qui se sont sacrifiés pour sa construction. Cela veut dire qu’il faut qu’à un moment donné, des générations acceptent de se sacrifier pour que les fruits de leurs efforts profitent à leurs descendants», affirme M. Ouédraogo.

 

 

 

Fasozine