Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso : Le président Kadhafi à Ouagarinter, aéroport et OuagaGare

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Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mahamadi Savadogo dit Kadhafi, a effectué une visite de terrain, le mercredi 14 juin 2017, à Ouagadougou. Il a visité les bureaux de l’institution, situés à Ouagarinter, à l’aéroport et OuagaGare (Brasilia).

Ouagarinter, hangar fret aéroport et OuagaGare (Brasilia), ce sont les trois structures visitées par le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mahamadi Savadogo dit Kadhafi, le mercredi 14 juin 2017. Il justifie ces visites par le fait que les sites en question constituent une part importante des activités que mène la CCI-BF. «Il était donc normal de venir toucher la réalité du doigt», a-t-il souligné. Ses premiers mots, à la fin de la visite, furent : «il y a pas mal de choses à revoir, pas mal de choses à faire». A travers ces mots, le patron de la CCI-BF reconnaît que les bureaux de l’institution dont il a la charge et qui sont situés dans ces trois structures précitées, nécessitent une rénovation. Si on l’en croit, cela fait 37 ans par exemple, que Ouagarinter a été créé, et donc beaucoup de choses ne sont plus aux normes. «Il va falloir travailler à régler ces problèmes», a-t-il indiqué. Il a raison, car si on se réfère à la présentation faite de la structure, l’on se rend compte qu’elle est, non seulement le premier port sec routier du Burkina Faso, mais aussi, elle est la première plateforme ouest-africaine de traitement du trafic routier international et national de marchandises importées par voie routière, mise en place en 1980. Selon le directeur du développement et de la gestion des infrastructures, Emmanuel Yoda, Ouagarinter est bâti sur une superficie de 26 ha, et compte des infrastructures, telles que trois magasins de 5 000 m2 de surface, dont deux sous-douane, un terre-plein de 20 800 m2 de surface, des bureaux sur 2 100 m2, un pont-bascule pouvant peser les camions de 100 tonnes maximum, un scanner, un parc à conteneurs, etc. Il a confié que la gare est un centre dans lequel se réalisent des prestations de services logistiques, des activités administratives et des activités de formation. Il chiffre l’exploitation de la gare comme suit : 150 véhicules par jour, plus de 45 000 camions pesés sur le pont-bascule, plus de 9 000 EVP traités sur le parc à conteneurs, plus de 1 300 000 tonnes de marchandises traitées, plus de 13 000 tonnes entreposées. Il faut rappeler que Ouagarinter constitue un poumon pour le budget annuel du Burkina Faso. A titre d’exemple, elle a mobilisé 100 milliards de francs CFA de recettes l’année 2016, si on veut bien croire Emmanuel Yoda. Il s’agit d’un chiffre encourageant, mais son inquiétude est qu’après 37 ans d’exploitation, Ouagarinter connaît des difficultés liées à son positionnement au cœur de la ville qui est inadapté à la nature de ses opérations, à l’absence de zones d’extension pour faire face à l’accroissement du trafic et à l’impossibilité de mener des opérations intermodales fer/route, du fait de son caractère unimodal. Il estime que la solution à ces problèmes énumérés, est la délocalisation des activités de la gare dans un port sec construit à l’extérieur de la ville de Ouagadougou. Son avis est partagé par le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi Savadogo, qui a confié qu’avant même son arrivée dans la gare, il avait déjà connaissance de l’état des lieux. Il a rassuré que le projet de construction du port est en gestation et que sa construction n’est qu’une question de temps.

Il faut souligner que la visite du patron de la CCI-BF ne s’est pas limitée qu’à Ouagarinter. Il a également visité le hangar fret qui est un entrepôt de 1 400 m2 construit en 1 978, à l’aéroport de Ouagadougou, par la CCI-BF. Son objectif est de doter les importateurs du Burkina Faso d’infrastructures adaptées à leurs besoins d’entreposage. La troisième structure visitée par le président est Ouaga-Gare (Brasilia). Il s’agit d’un entrepôt sous-douane d’une superficie de 50 000 m2, construit par la CCI-BF en 1968, selon les informations tirées d’un document exposant l’histoire de la gare. Plusieurs institutions se partagent son exploitation, à savoir : le bureau de douanes, Bolloré transport logistics (BTL), le service phytosanitaire, etc.

Progiciel de gestion intégré, l’innovation

La visite effectuée par le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo, a été l’occasion pour lui, de procéder au lancement du Progiciel de gestion intégré (PGI). D’après le chef du service informatique à la direction du développement et de la gestion des infrastructures de la Chambre de commerce et de l’industrie, Eric Somé, le PGI est une solution informatique qui est transversale à toute l’entreprise. Il permet de gérer de façon intégrée et cohérente, les activités de la CCI-BF, a-t-il souligné. Il indique qu’il va apporter des outils modernes pour une gestion des activités. Les autres avantages sont entre autres : le renforcement de l’applicabilité du manuel de procédures, la facilitation du processus de déploiement de la CCI-BF sur le territoire national, une facilitation et une accélération des formalités, une traçabilité des opérations, etc.

Il faut dire que c’est sur une note de satisfaction que Mahamadi Savadogo dit Kadhafi a mis fin à la visite. Il a confié que la visite lui a permis de comprendre comment la Chambre de commerce travaille avec d’autres structures, telles que les services de transit ou la douane. S’il a été reproché à la CCI-BF d’être en retard, en termes d’informations par rapport aux structures avec lesquelles elle collabore, cela ne devrait plus être ainsi, si on en croit Mahamadi Savadogo dit Kadhafi. Il estime qu’il va falloir s’asseoir et discuter ensemble, à trouver des solutions allant dans le sens de l’intérêt commun .

Thierry AGBODJAN (Stagiaire)

Bayiri.com