C’est lui, l’homme le plus fort au Burkina

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Inoussa Bonkoungou est l’homme le plus fort au Burkina. L’haltérophile burkinabè a remporté à la fois la compétition de l’épaulé jeté plus arraché et aussi le concours du soulevé de terre.

Au concours de l’arraché de terre, Inoussa Bonkoungou a soulevé 280 kg

Une charge cumulée de 600 kg. C’est le poids soulevé en une soirée par Inoussa Bonkoungou, le champion national d’haltérophilie. Champion depuis cinq saisons maintenant, il a encore prouvé qu’il était le meilleur au Burkina en ce qui concerne les soulevés de poids. Le dimanche 7 octobre 2018 sur le terrain de l’Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH), Inoussa Bonkoungou, dans la catégorie des plus de 85 kg, a montré ce dont il était capable. D’abord, il a dominé le concours de l’épaule jeté et arraché de terre en soulevant au premier essai pour ce qui est de l’épaule jeté, 85, 95 et 100 kg. A l’arraché de terre, il a réussi à soulever 125, 130 et 133 kg, soit une charge cumulée de 230 kg.

Si Inoussa Bonkoungou  du Ceentre n’avait pas de concurrent dans les années précédentes, il a été contesté par Aboubacar Ziba de Bobo. Ce dernier à l’arraché de terre a d’abord mis la pression sur Inoussa Bonkoungou en soulevant au premier essai de l’arraché 90 kg (alors que le champion avait soulevé 85kg). Mais au final, il réalise les mêmes performances que le champion en titre en soulevant une charge cumulée en arraché de 230 kg. Mais Bonkoungou était plus jeune, c’est lui qui a été consacré champion. Daouda Sangaré de Bobo Dioulasso, classé troisième, a lui soulevé 225 kg au total.

Champion pour la 4e fois

Inoussa Bonkoungou, dans le concours du soulevé de terre, a pu porter une charge de 280 kg en soulevant 220 kg au premier essai, 270 au deuxième et 280 pour le troisième. Son concurrent Ibrahim Fofana n’a pu faire mieux en échouant lors de son troisième essai de porter la charge de 280 kg. Sa meilleure performance est de 260 kg tout comme Daouda Sangaré.

C’est lui, l’homme le plus fort au Burkina
Le président de la fédération d’haltérophilie Alassane Neya (droite) vise les jeux olympiques

Champion pour la quatrième fois, Inoussa Bonkoungou veut relever de niveaux défis. « Je pense que je peux faire mieux s’il y a des concurrents de taille. Au concours de soulevé de terre, je pouvais aller jusqu’à 300 kg. Mais j’étais le seul à pouvoir soulever les 280 », explique Bonkoungou. C’est pourquoi, il souhaite prendre part à des compétitions beaucoup plus relevées pour progresser.

« Sinon, il y a des jeunes que je forme qui sont en train de monter et qui concourent avec moi. Ce n’est pas intéressant qu’ils viennent encore me concurrencer sur le même terrain », estime-t-il. Pour le président de la Fédération burkinabè d’haltérophilie Alassane Neya cette discipline est en train de grandir. « Nous comptons d’ici 2020 ou 2024 être au rendez-vous des jeux olympiques », a confié Alassane Neya.

Soumaila Bisiri champion chez les moins de 84 kg

Dans la catégorie des moins de 84 kg en épaulé jeté et arraché de terre, Soumaila Bisiri (Bobo Dioulasso) est le champion avec 170 kg de charge soulevé. Parfait Tyanou (155kg) de Dédougou est deuxième alors que Adama Sako (150kg) de Diébougou occupe la troisième place.

Chez les juniors, Amadou Konaté de Bobo-Dioulasso (190 kg) est champion devant Ezekiel Seogo du Centre (175 kg) et Ismaël  Ouédraogo (175 kg) de Ouagadougou dans le concours de l’épaulé jeté et arraché.

 « On est en train de coller un nom aux haltérophiles qui est celui de « gros bras » alors que ce sont des athlètes », a déploré Emile Kamassa, président de la Fédération togolaise d’haltérophilie. Celui du Mali, Guindo Youssouf Guindo a salué le dynamisme de la fédération qui tente de populariser cette discipline.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24

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