Centre Delwendé de Sakoula : L’Association des staffs de l’OMS-Burkina Faso a fait un don d’une valeur de 2 millions de F CFA

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Centre Delwendé de Sakoula : L’Association des staffs de l’OMS-Burkina Faso a fait un don d’une valeur de 2 millions de F CFA

« Lorsque tu t’occupes d’un enfant jusqu’à ce qu’il ait des dents, il s’occupe de toi jusqu’à ce que tu n’en aies plus ». Cet adage moaga illustre la responsabilité des enfants envers les parents, peu importe ce qu’ils ont fait. Et l’Association des staffs de l’organisation mondiale de la santé au Burkina Faso (ASOB) qui œuvre pour le bien-être des femmes l’a compris. Elle a répondu favorablement aux doléances exprimées par le centre Delwendé de Sakoula pour le dispensaire qui prend en charge la santé des pensionnaires. Le vendredi 20 octobre 2017, les membres de l’association leur ont donné, entre autres, un stérilisateur à la chaleur sèche, des médicaments, des sacs de riz, de l’huile, du savon, des vêtements et des chaussures. Le tout estimé à 2 000 000F CFA.

Centre Delwendé de Sakoula : L’Association des staffs de l’OMS-Burkina Faso a fait un don d’une valeur de 2 millions de F CFAPour le président de l’ASOB, Dr Souleymane Zan,cette activité est une célébration en prélude à la Journée des Nations Unies prévue pour le 24 octobre prochain. « Nous sommes conscients de la modestie de notre geste. Mais nous espérons qu’il va contribuer à adoucir votre tourment quotidien », a-t-il dit.

« Ça nous va tout droit au cœur. Même si un jour, on ferme ce centre, je pense que ça va toujours servir pour une autre cause quand le dispensaire sera toujours en fonction », a répliqué la directrice du centre, Sr Filipe Sizalande Hortência, après avoir exprimé ses remerciements aux bienfaiteurs. Profitant de l’occasion, la directrice a égrené un chapelet de difficultés qui freinent le bon fonctionnement du centre. « Nous avons une ambulance, mais on aurait besoin d’un chauffeur parce que pour le moment, c’est le secrétaire Benjamin Kaboré et moi qui accompagnons les malades à l’hôpital. Aussi, nous avons eu des cas de tuberculose (5) dont quatre en fin de traitement (…) », a-t-elle relevé.

Centre Delwendé de Sakoula : L’Association des staffs de l’OMS-Burkina Faso a fait un don d’une valeur de 2 millions de F CFAL’un des défis aussi du centre, c’est de faire en sorte que les autres pensionnaires, ou les habitants de Sakoula ne contractent pas la tuberculose. Face à cette situation, Sr Hortência a invité les bonnes volontés à emboiter les pas de l’ASOB.

Sensible à la situation des pensionnaires, la représentante résidente de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pas pu contenir ses émotions. « En voyant ici des femmes qui sont exclues, cela me brise le cœur. C’est inadmissible. Mais, sachez que vous n’êtes pas oubliées pour autant. Et même si vous ne nous voyez pas tous les jours, sachez que vous êtes dans notre cœur », a déclaré Dr Alimata Diarra/Nama. Puis de renchérir : « On priera pour vous afin que vous ayez des lendemains meilleurs. On priera aussi pour que des choses comme ça ne se reproduisent plus. Et que par la grâce de Dieu, vous devenez autre chose. Peut-être un centre qui va renforcer les capacités des jeunes filles ».

Centre Delwendé de Sakoula : L’Association des staffs de l’OMS-Burkina Faso a fait un don d’une valeur de 2 millions de F CFAA l’entendre, ces « mamans et grand-mères » ont elles aussi leur rôle à jouer dans la société. C’est pourquoi, elle a réitéré l’engagement de l’organisation à les accompagner autant que faire ce peut. La représentante résidente de l’OMS a invité les familles de ces femmes exclues à être indulgentes. « C’est vrai que nous devons encore vivre avec des pesanteurs culturelles qui nous font voir ces genres de choses. Mais nous espérons qu’avec le développement, la sensibilisation, ce genre de situation va se réduire au grand maximum », a-t-elle lancé.

Le centre Delwendé compte à ce jour, 226 pensionnaires dont 4 hommes (3 malades mentaux et un exclu social pour allégation de sorcellerie). En termes d’acquis, sept pensionnaires ont pu réintégrer leurs familles.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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