CENI : « Si on ne ramène pas l’institution sur les rails, ça va être compliqué en 2020 », (anciens commissaires à la CENI)

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CENI : « Si on ne ramène pas l’institution sur les rails, ça va être compliqué en 2020 », (anciens commissaires à la CENI)

CEA est une organisation qui regroupe des professionnels intervenant dans le domaine électoral. Il s’agit donc d’un cadre d’experts d’Afrique qui ont, dans une volonté commune, jugé nécessaire de fédérer leurs connaissances, leurs expériences et de travailler ensemble pour la réussite des processus électoraux au niveau du continent.

« Au Burkina Faso particulièrement, la CENI est au cœur d’une polémique interne qui fait objet de débats tous azimuts. (…). Véritablement, nous sommes face à une situation critique de notre processus électoral et il faut aider la CENI à jouer sa partition où les acteurs assument franchement leurs rôles sans confusion de cadres et sous un serment solennel proclamé et intériorisé », a présenté le président de CEA, Adam Régis Zougmoré, ancien commissaire à la CENI.

C’est pourquoi, après une analyse de la situation, les responsables de CEA ont lancé un appel à l’ensemble des parties à la CENI à œuvrer à faire en sorte qu’en 2020, le Burkina ne reparte pas en arrière à travers son processus électoral.
« Nous avons confiance à l’ensemble des quinze commissaires de la CENI. S’il y a des difficultés, c’est d’interpeller toute la communauté nationale, les personnes ressources, pour trouver une solution », a exhorté en substance le premier responsable des CEA, Adam Régis Zougmoré.

CENI : « Si on ne ramène pas l’institution sur les rails, ça va être compliqué en 2020 », (anciens commissaires à la CENI)
Adam Régis Zougmoré, entouré du vice-président, Prosper Wilfried Bako (à sa gauche) et de la trésorière adjointen Florence Ouattara

Selon les responsables de l’organisation, une démarche sera initiée à l’issue de la conférence de presse, pour aller à la rencontre des parties (majorité, société civile et opposition) aux fins de voir dans quel cadre chacune peut mettre un peu d’eau dans son vin. De façon claire, il s’agit de prospecter l’éventualité d’une mise en place d’un Conseil consultatif pour accompagner la CENI à conduire à bien sa mission. « Si on ne ramène pas l’institution sur les rails, ça va être compliqué en 2020 », avertissent les conférenciers.

Sur le point relatif au vote des Burkinabè de l’extérieur, M. Zougmoré estime qu’au-delà des débats sur la qualité des documents d’identification, il sied, pour les parties, d’œuvrer à créer les conditions pour des votes apaisés.

Tout en saluant les efforts déjà déployés par l’actuelle équipe de la CENI, l’organisation a exprimé sa disponibilité à apporter sa contribution sous quelque forme que ce soit, notamment dans le domaine de la formation.

Représentée dans huit pays (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Tunisie, République Démocratique du Congo, Guinée-Conakry, Côte d’Ivoire, Togo), l’association CEA a pour missions de former les personnels électoraux à toutes les étapes des processus électoraux (Bridge-Lead), recruter l’expertise nécessaire pour des études dans le domaine électoral, recruter les personnels en charge de l’administration des élections, faire le monitoring des étapes des processus électoraux.
Elle vise aussi à renforcer les capacités des OGE, mettre à disposition un fichier permanent d’experts, partager les bonnes pratiques des pays pour garantir la réussite de l’organisation des élections, assister les OGE qui coopèrent avec l’association et promouvoir l’éducation citoyenne par la formation et la sensibilisation, promouvoir la paix et la justice sociale.


Lefaso.net

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