CASEM du ministère de la santé : ‘’Des réponses transformatrices pour relever les défis’’

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CASEM du ministère de la santé : ‘’Des réponses transformatrices pour relever les défis’’

« Nous avons effectué 10 formations, 20 missions, (…) mais qu’est ce qui a changé dans la santé de la population. Où est l’hôpital qui a été construit ?Combien d’années ont été ajoutées à l’espérance de vie de la population ?Voilà les transformations que nous attendons pour changer la vie de la population » a signifié le ministre, soulignant que son département s’est résolument tourné vers la production de résultats, en lieu et place de l’enregistrement de processus d’activités. « A mon arrivée, un certain nombre de défis sont ressortis de l’analyse de la situation et ces défis méritaient une réponse transformatrice de l’organisation du ministère de la santé pour permettre de mieux répondre à ces défis » a noté le ministre de la santé. A ce propos, dit-il : « (…) Dans notre programme de transformation, l’accent est mis sur la prévention. Nous avons dit qu’il était mieux d’empêcher les burkinabè de tomber malades, plutôt que d’attendre que les burkinabè tombent malades pour les soigner à grands frais. Nous avons créé une direction de la prévention et de la lutte contre les maladies non transmissibles ».

L’année 2018, à en croire le premier responsable du département de la santé, le Pr Nicolas Méda, est une année décisive pour son ministère, au sens où elle consacre la mise en œuvre effective du plan de transformation du ministère de la santé, celle de la loi hospitalière et aussi, de l’assurance maladie universelle. Et avant de réussir les grandes actions de 2018, le ministère de la santé a jugé nécessaire de s’approprier les résultats obtenus en 2017.

Plus de ’’ nomadisme’’ de médecins en 2018

CASEM du ministère de la santé : ‘’Des réponses transformatrices pour relever les défis’’S’inscrivant dans le cadre de la réalisation des investissements prioritaires et des reformes stratégiques du PNDES, l’une des plus grandes actions qui aura retenu l’attention du ministère de la santé en 2017, serait selon Nicolas Méda, l’adoption de la loi sur la fonction publique hospitalière. « Si elle est opérationnalisée, cette loi va permettre de changer le fonctionnement des hôpitaux et surtout, changer la perception de la population face aux systèmes des soins de santé parce que cela impose trois obligations » a souligné le ministre de la santé.

Il s’agit, selon lui, de « l’obligation de qualité de soins qui va interdire le nomadisme des spécialistes entre le système privé et public, où les spécialistes sont beaucoup plus permanents dans le privé et vacataire dans le public ». Puis de poursuivre, qu’il est désormais question d’une obligation de la continuité des soins.« Parfois, en milieu rural, il n’y a personnes dans l’après-midi dans les formations sanitaires. Avec cette loi, les services vont être fournis de 7 heures à 18 heures ». S’agissant du troisième point, à savoir l’incitation à la redevabilité, le ministre de la santé soutient que cet aspect permettra de lutter contre les déserts médicaux qui sont au niveau des régions périphérique du Burkina. « En termes d’incitation, il est prévu une prise en charge salariale nettement meilleure pour ceux qui sont dans les régions éloignées du Burkina ». A titre d’exemple, dit-il : « Vous avez 0 franc si vous êtes à Ouagadougou, mais si vous êtes dans les régions vraiment éloignées du Burkina, vous pourriez vous retrouver avec une somme allant de 100 mille à 150 mille francs de plus sur votre salaire ».

CASEM du ministère de la santé : ‘’Des réponses transformatrices pour relever les défis’’Au titre des réalisations de l’année 2017, figure également, selon le ministre de la santé, l’équipement des formations sanitaires. A ce niveau, le chef du département de la santé confie que des efforts ont été faits. « Nous avons passé près de 16 milliards de contrat pour qu’à tous les niveaux du système de soins, il y ait la fonctionnalité.Cela est en train d’être opérationnalisé » a-t-il rassuré.

Une autre action phare du ministère, est l’engagement du gouvernement autour de la santé de la reproduction. « Nous avons multiplié les semaines nationale de la planification familiale en vue d’accroître le nombre d’utilisatrices de planification familiale. Le but étant de permettre au Burkina d’atteindre sa transition démographique » a-t-il signifié.

S’agissant des actions prioritaires de l’année 2018, Nicolas Méda a convié ses collaborateurs à se pencher, entre autres, sur l’amélioration de l’accès des populations à des soins , des services et des médicaments de qualité , au renforcement du dispositif de lutte contre les endémo-épidémies et de promotion de santé.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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