Campagne agricole 2019 : Le ministre fait le diagnostic d’une saison « relativement passable »

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Le ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles s’est rendu dans la région du Plateau-central pour constater l’état d’avancement de la saison agricole. C’était également l’occasion pour le premier responsable du département en charge du monde rural de se mettre au parfum des difficultés des producteurs de la région.

Lancée le 25 mai 2019, la campagne agricole a passé son premier test à mi-parcours. Un test effectué par le ministre de l’agriculture à travers une visite de trois sites d’exploitations dans la région du Plateau-Central. C’est ainsi que Salifou Ouédraogo a foulé le sol de Koumséogo et de Mogtédo. Des visites pour constater l’état d’avancement d’une saison pluvieuse qui s’est installée tardivement. Et ce qui ressort de cette sortie du ministre, c’est que la campagne agricole est « relativement passable ».

Une campagne pas très satisfaisante dans cette région où le département a des attentes de productions de plus 327.000 tonnes cette année.  Et pour l’atteinte des objectifs fixés à travers tout le territoire national, le ministère de l’agriculture a mis environ 33 milles tonnes d’engrais et plus 3 milles tonnes de semences améliorées à la disposition des producteurs. Des précautions qui ont permis d’avoir des champs exemplaires dans certaines localités.

A Koumséogo, le patron du département en charge du monde agricole a pu visiter le bas-fond rizicole du groupement Nongtaaba. Avec une superficie de plus de 55 hectares et exploitée non seulement par des groupements mais aussi par des particuliers, ledit bas-fond a émerveillé le ministre Salifou Ouédraogo. La raison elle est toute simple, les exploitants attendent une production totale d’environ 160 tonnes. Après un tour de la rizière, la délégation ministérielle a pu constater le travail abattu par les populations.

« La pluie s’est installée tardivement et nous constatons aujourd’hui que les exploitations sont au stade d’épiaison.

Nous avons constaté que cette année particulièrement, les producteurs ont mis l’accent sur les légumineuses.

On peut également constater que la production au niveau de chaque exploitation est trois fois plus que l’année dernière.

Il nous faut encore des pluies jusqu’au mois d’octobre pour qu’on puisse avoir une situation réelle sur le terrain »

(Salifou Ouédraogo).

A un peu plus de 130 kilomètres de Koumséogo, le champ de Sada Bikienga a été également visité. Et là, c’est 9 hectares exploités pour la production d’une part de semences et d’autre part, de maïs destiné également à la consommation. Là aussi, même constat. Des champs bien exploités avec le soutien et l’accompagnement du ministère. Un accompagnement qui s’est surtout manifesté à travers un appui pour le traitement des attaques de chenilles.

Pour ce producteur qui attend plus de 9 tonnes, le véritable problème ne réside pas dans l’exploitation des champs. « Nous avons un sérieux problème d’entrepôt. Après nos récoltes, il faut que nous partions jusqu’à plus de 40 kilomètres pour stocker nos récoltes. Et là, si tu n’as pas de moyens de transport, des coûts s’ajouteront et au final, ce n’est pas trop bénéfique », a expliqué Sada Bikienga au ministre de l’agriculture. C’est donc dire que cette visite était des plus attendues des producteurs.


Visite de la rizière par la délégation ministérielle

Avant de boucler sa tournée dans le Ganzourgou, le ministre a mis le cap sur une exploitation de sésame.  6 hectares sont exploités par 10 producteurs. Ils attendent environ 5 tonnes de sésame à la sortie de la campagne si « tout se passe bien ».  Salifou Ouédraogo a terminé  sa tournée par une rencontre avec les producteurs de la région. Au cours de cette rencontre, il a appelé les populations à se préparer pour des cultures de contre saison dès l’arrêt de la campagne humide. Des cultures qu’il a promis d’accompagner.

Basile SAMA

Burkina 24

Source : Burkina24.com

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