Burkina : Un Label RSE minières lancé

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Afin de contribuer à humaniser le secteur de l’exploitation minière à travers la promotion de la Responsabilité sociale des entreprises minières installées au Burkina Faso, l’ONG Réseau Afrique jeunesse (RAJ), avec l’appui technique et financier de Diakonia et de la Chambre des mines du Burkina Faso, a lancé le jeudi 1er mars 2018, le Label sur la Responsabilité sociale des entreprises minières (Label RSE minières/BF).

Le Processus entamé depuis 2012 pour la labélisation des sociétés minières à une démarche RSE à la burkinabè vient d’aboutir. Lancé par l’ONG Réseau Afrique jeunesse (RAJ) dont le Coordonnateur est Da Daniel Hien, le Label RSE minières/BF sera une reconnaissance solennelle du respect par les entreprises du Burkina de leur engagement à observer, défendre et promouvoir les principes universels de responsabilité sociale et de développement durable.

De manière générale, la responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises (RSE) se définit comme un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ».

Mais à travers le Label RSE minières, l’ONG Réseau Afrique jeunesse vise à contribuer au renforcement des pôles de développement au Burkina Faso à travers une stratégie RSE, à valoriser et encourager les initiatives des compagnies minières en matière de RSE au profit notamment des communautés abritant les sites miniers, à renforcer les capacités des sociétés minières sur le plan organisationnel et institutionnel et à favoriser le dialogue permanent et constructif entre les entreprises minières et ses parties prenantes.

Pour qu’une entreprise puisse obtenir ce label, un référentiel a été élaboré. Celui-ci compte quatre (04) volets : le volet économique, social et sociétal, environnement et le volet bonne gouvernance. Une fois ces volets remplis, l’entreprise devra suivre un processus pour sa labélisation. Il s’agit du diagnostic qui sera établi par des experts indépendants.

Suit ensuite l’étape du dispositif d’évaluation d’octroi et de retrait de label. Pour celle-ci, les sociétés minières devront intégrer les recommandations faites par un cabinet pour améliorer leur gestion RSE. Un comité technique de cinq (05) personnes ressources sera en mis en place afin de statuer sur l’aptitude de l’entreprise à obtenir le label. Il définira les conditions d’octroi et de retrait du label/RSE minières, selon les organisateurs.

La troisième étape consistera à l’organisation d’une cérémonie solennelle d’octroi du label et la dernière étape, la cinquième, a trait à la certification qui a pour valeur ajoutée de favoriser le dialogue permanent entre l’entreprise minière et ses parties prenants  que sont, entre autres,  les communautés riveraines, les employés, les autorités administratives et politiques. Les communautés impactées, par la voix de Virginie Paré/Sourou, estiment que « cette initiative consolidera davantage [leurs] relations » avec les sociétés minières.

Selon Lamourdia Thiombiano (devant micro) Directeur de Cabinet du ministère des mines et des carrières, l’ambition du gouvernement est de maintenir compétitif, le secteur minier. Pour cause, le secteur occupe une place prépondérante dans l’économie du Burkina Faso avec pour premier produit d’exportation, l’or. A titre indicatif, le pays a produit 45,6 tonnes d’or en 2017 et la contribution au budget de l’Etat est de 226,026 milliards de F CFA pour la même année.

Il a invité « l’ensemble des entreprises minières à adhérer à cette démarche » de labélisation. Dès le jeudi 1er mars 2018, les dossiers sont recevables au siège de l’ONG Réseau Afrique jeunesse (RAJ) à Ouagadougou.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Burkina24.com