Burkina : Réflexion sur l’identifiant unique pour chaque citoyen

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Le ministère du développement de l’économie numérique et des postes organise, du 15 au 16 mars 2018 à Ouagadougou, un atelier national de réflexion sur la mise en place d’un identifiant unique de la personne. La cérémonie d’ouverture était placée sous le patronage du Président du Faso, représenté par le ministre d’Etat, Simon Compaoré.

Des études ont démontré que les difficultés observées dans l’identification de la personne proviennent en grande partie de la multiplicité des intervenants dans le processus. C’est la raison pour laquelle, selon les organisateurs, cet atelier vise la mise en place d’un identifiant unique de la personne (IUP) et la définition d’un schéma précis et consensuel de celui-ci. Ainsi, seront centralisés tous les éléments d’identification des nationaux ou non.

A ce jour, faute de certificat de naissance, plus de 6 millions de Burkinabè (environ 34,5% de la population) sont dans l’incapacité de produire une preuve d’identité. Le défaut d’enregistrement à l’état civil prive donc les citoyens de leurs droits les plus fondamentaux comme l’accès à l’éducation ou aux services sociaux de base.

La revue des listes électorales au Burkina Faso consomme, à elle seule, environ 7,5 milliards de F CFA. Cependant, les autorités soutiennent que la mise en place de l’IUP permettra de réaliser des économies substantielles et de réaffecter les moyens à d’autres secteurs.

« L’identifiant unique est un facteur de sécurité, un outil de transparence et de développement économique et social. Sa mise en place effective nécessite des prérequis importants, entre autres, un réseau de communication électronique performant au niveau national, un environnement juridique propice, le respect de la protection des données personnelles et privées », a expliqué Hadja Ouattara/Sanon, ministre des TIC.

Il faut noter que plusieurs partenaires accompagnent le projet portant sur l’identifiant unique au Burkina. La restitution des études menées par la BAD et la Banque mondiale, les expériences des pays amis présents à cet atelier (Inde, Estonie et Rwanda), seront d’un grand apport.

Selon les études menées par la banque mondiale, il est possible de parvenir à un enregistrement universel des naissances et de doter tous les Burkinabè d’une preuve de leur identité en se basant notamment sur le potentiel des technologies de l’information et de la communication.

« J’ai la ferme conviction que l’exploitation judicieuse du potentiel des TIC permettra d’asseoir une économie numérique solide dans notre pays, en vue de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit, de la transparence et de la bonne gouvernance », a dit la ministre en charge du développement de l’économie numérique.

Lawali Esther KY (Stagiaire)

Burkina 24

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