Burkina : Plus de 12 000 entreprises créées en 2018

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Le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait  le bilan de l’année 2018 ce lundi 7 janvier 2019 à Ouagadougou. Une activité placée sous le thème « Bilan du plan d’actions 2018 et perspectives devoir de redevabilité : L’obligation de rendre compte, une démarche de bonne gouvernance ».

Dans le cadre de la mise en œuvre des missions du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat en 2018, le département a élaboré un programme d’actions prioritaires (PAP) qui reposait sur des objectifs stratégiques. Il s’agit, entre autres, de dynamiser le commerce, d’accroître le potentiel du secteur informel, de faire de l’artisanat un secteur porteur de croissance et de promouvoir la création d’industries de transformation des produits locaux.

Au terme de l’année écoulée, le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait son bilan ce lundi 7 janvier 2019 à Ouagadougou. Il ressort, selon le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, des acquis engrangés en 2018.

Il a fait cas de 12 206 entreprises créées en 2018 au niveau du Centre de formalités des entreprises (CEFORE),  de l’adoption du nouveau code des investissements et l’opérationnalisation du nouveau dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso.

A l’écouter, en matière d’industrie en 2018, le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a élaboré une stratégie nationale d’industrialisation et d’incitation de la transformation locale des matières premières. Par contre, Harouna Kaboré a fait mention de la mise en œuvre du programme de restructuration pour venir en aide aux entreprises en difficulté (PRED).

Pour le financement des Petites et moyennes entreprises (PME), le ministre a révélé avoir financé des projets innovants d’un montant de plus d’un milliard de FCFA et procédé au lancement à Djibo de l’initiative pour le renforcement du capital productif de 130 PME de transformation des produits locaux.

Comme autres activitéq en 2018, le ministère s’est engagé dans le traitement des crises liées aux méventes des produits manufacturés de grande consommation tels que l’huile, le sucre et les pneus. Harouna Kaboré a laissé entendre que depuis plus de 3 mois, son département n’a pas délivré d’autorisation d’importation d’huile et de pneus.

Au titre de la promotion des exportations, le ministère a précisé la réorganisation de la filière anacarde à travers la prise d’un arrêté interministériel portant conditions de délivrance d’agréments pour l’achat et l’exportation de la noix brute de cajou. Pour Harouna Kaboré, cette décision a permis de mobiliser plus de 3 milliards de FCFA pour le financement de la filière.

Lutte contre la fraude et la concurrence

Pour lutter contre la fraude et la concurrence, sous l’égide du ministère en charge du commerce, la brigade mobile de contrôle (BMC) a vu le jour le 21 mai 2018. Selon le ministre l’intervention de la BMC a permis au niveau du secteur de l’huilerie la fermeture de 44 unités clandestines et la mise sous scellés de 4 unités de production d’alcool.

Comme perspective, le chef de département en charge de l’industrie a annoncé la poursuite de l’aménagement de la nouvelle zone industrielle de Bobo-Dioulasso et la poursuite de la réouverture des unités de BRAFASO et la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila (STFL).

Egalement dans le cadre de la promotion et de la valorisation des produits nationaux, il a annoncé le lancement du processus de labellisation de 4 produits dont le pagne Faso Dan Fani, le chapeau de Saponé, les cuirs et peaux de Kaya et le beurre de karité. A l’issue du bilan, le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a présenté un taux d’exécution du programme d’actions prioritaires (PAP) de 75%.

Jules César KABORE

Burkina 24

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