Burkina : Les institutions d’enseignement supérieur publiques bientôt évaluées

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Burkina : Les institutions d’enseignement supérieur publiques  bientôt évaluées

Dans le cadre de l’exécution du Projet d’appui à l’enseignement supérieur, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation réfléchit à l’élaboration de contrats de performance des institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Ce 21 janvier 2020, à Ziniaré, les présidents de ces institutions se sont accordés pour une gouvernance vertueuse des établissements sous leur responsabilité.


« Nous sommes dans une dynamique d’amélioration progressive de nos pratiques et de nos façons de travailler ». Voilà résumés les objectifs de l’atelier de préparation et d’élaboration des contrats de performance des institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Le processus qui était auparavant en marche dans les instituts privés, se poursuit cette fois avec les institutions d’enseignement supérieur et de recherche publiques. Dans son exécution, des instituts privés soumis à ce test ont été évalués et classés. Les non performants sont passés au redressement et d’autres ont même reçu des injonctions de fermeture.


Les responsables des institutions désormais acteurs de la captation de ressources

Dans les projections, ces contrats de performance, une fois adoptés, constitueront le nouveau schéma de gouvernance à la disposition des institutions ciblées. De l’explication du Pr Alkassoum Maiga, ministre en charge de l’Enseignement supérieur, « ces contrats fixent des indicateurs à atteindre à partir desquels les fonds seront débloqués au profit des institutions d’enseignement pour la poursuite de leurs activités ».


Cela, au regard de la marge de manœuvre accordée aux institutions pour être plus efficaces. Ces contrats de performance des institutions d’enseignement supérieur sonnent un appel à la gouvernance vertueuse et in fine aux bonnes pratiques en matière de finances publiques. Du coup, une sorte de dispositif compétitif entre les universités est mis en place à travers ces contrats. Ainsi donc, les institutions les plus performantes recevront plus de ressources et vice- versa.


Campus Faso et Coris Money partenaires

Dans le même élan d’amélioration de l’administration de l’enseignement supérieur, les universités publiques ont scellé au cours de cette journée un accord de partenariat avec Coris Money, une solution de paiement mobile du groupe bancaire Coris Bank International. Un pas vers le tout digital. Toute chose qui constitue une satisfaction pour les deux partenaires qui sont unanimes que cela facilite les moyens d’inscription des étudiants, dans un contexte de digitalisation de l’ensemble des prestations au sein du département de l’enseignement supérieur.


En 2018, les universités publiques du Burkina expérimentaient pour la première fois les inscriptions en ligne dans les différentes unités de formation et de recherche, via la plateforme Campus Faso. Avec ce nouveau partenariat, il s’agit de désengorger les universités et réduire les délais de paiement des frais d’inscription des étudiants. Chrono en main, la démonstration d’inscription faite, le processus dure entre 5 et 10 minutes. « Nous avons pu constater que c’est un dispositif très léger, très facile et très innovant que les étudiants peuvent utiliser, à travers lequel procéder au paiement des frais d’inscription », se félicite Pr Alkassoum Maiga.


Cet acte vient également accompagner le processus de bancarisation des étudiants bénéficiaires des allocations du Fonds d’appui à l’éducation et à la recherche (FONER) entamé depuis 2012. En 2020, le canal de paiement de ces allocations se digitalise avec Coris Money. Avec la signature de cette convention entre les 7 universités publiques et Coris Money, il s’agit de « permettre à tous les étudiants où qu’ils se trouvent de payer leurs frais d’inscription en ligne sans se déplacer au niveau des grandes villes », explique Diakarya Ouattara, directeur général de Coris Bank International au Burkina Faso. « L’étudiant arrive à faire des économies de temps et d’argent avec cette solution », poursuit-il.

Toutefois, les frais d’inscription via se canal passent de 15 000 à 16 500FCFA. Un réajustement de tarification qui doit permettre de couvrir les frais de maintenance des différentes plateformes, rassure Pr Alkassoum Maiga.

Mariam Ouédraogo

Lafaso.net

Source : lefaso.net

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