Burkina : Le registre unique des personnes vulnérables au cœur de la 4e Session du CNPS

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Le Conseil national pour la protection sociale (CNPS) a organisé, ce jeudi 12 mai 2016 à Ouagadougou, sa 4e Session ordinaire. L’activité a été présidée par la Première Vice-présidente du CNPS, Rosine Coulibaly/Sory, ministre de l’économie, des finances et du développement, représentant le Premier ministre. Le Thème retenu est : « Vers l’opérationnalisation de la méthode consensuelle de ciblage en vue de la constitution du registre unique des personnes vulnérables au Burkina Faso ».

Les résultats de la 3e Session du CNPS sont considérés comme satisfaisants au regard du contexte socio-politique qu’a connu le pays en 2015. Cette 4e Session ordinaire du CNPS ce 12 mai 2016 se présente comme une occasion de mesurer les progrès accomplis en matière de protection sociale.

Burkina : Le registre unique des personnes vulnérables au cœur de la 4e Session du CNPS

Elle sert, selon Rosine Coulibaly/Sory, Première Vice-présidente, de tremplin pour présenter les documents d’opérationnalisation de la méthodologie de ciblage des personnes vulnérables et obtenir le quitus du Conseil pour la suite du processus.

Mais quels sont les critères d’un ménage vulnérable ?

Selon Karime Ganemtoré, le Secrétaire permanent du CNPS, le Conseil se base principalement sur 25 critères pour constituer le registre du Burkina. « Nous sommes partis des données de l’INSD (2003, 2009 et 2014) pour voir quels sont les traits caractéristiques de la vulnérabilité en ces données que nous avons extraites et voir comment déterminer les ménages qui vont figurer sur le registre unique », a-t-il indiqué.

Burkina : Le registre unique des personnes vulnérables au cœur de la 4e Session du CNPS

Karime Ganemtoré, le Secrétaire permanent du CNPS.

Parlant des critères de vulnérabilité d’un ménage, M. Ganemtoré cite entre autres le statut du chef de ménage, la dépendance au niveau du ménage (les bras valides), le statut de l’occupation de l’habitat (location, propriété personnelle), terres cultivables (location ou propriété), zones non loties ou loties, milieu rural ou urbain, etc.

A l’écouter, un cadre d’intervention a déjà été élaboré et administré en 4 composantes intégrées : Education, Santé-nutrition, Autonomisation et Sécurité alimentaire.

Toujours selon le SP du CNPS, « pour la phase test, 3 communes sont ciblées : une commune rurale du Nord (Séguénéga), une commune urbaine du Centre-Sud (Manga) et l’arrondissement n°3 de Bobo-Dioulasso ».

Deux autres communes rurales du Centre-Nord pourraient être intégrées afin de renforcer le travail pilote sur le terrain. Cette phase test qui débutera incessamment constitue le début du démarrage du processus. Ainsi, chaque année, des communes répondant à un certain nombre de critères seront intégrées.

Développement durable : Le Burkina accuse un retard…

La ministre de l’économie, Rosine Coulibaly/Sory, a salué, au nom du Premier ministre, tous les acteurs en l’occurrence les OSC et les partenaires techniques et financiers pour leurs constants soutien et accompagnement et leur esprit d’équipe.

Elle n’a pas manqué d’appeler les acteurs à continuer de conjuguer les efforts car quant à l’agenda des Objectifs de développement durable, « le Burkina accuse un retard considérable notamment en matière de santé, d’énergie, de l’eau et de l’assainissement, de la protection sociale, de la protection de l’environnement ».

Pour rappel, la protection sociale est un ensemble d’interventions publiques qui aident les ménages et individus à mieux gérer les risques et à réduire leur vulnérabilité et leur pauvreté en leur assurant un meilleur accès aux services sociaux et à l’emploi.

La Politique nationale de protection sociale (PNPS) et son Plan d’actions opérationnel ont été adoptés par le Conseil des ministres en sa séance du 6 septembre 2012. Pour le suivi-évaluation de ladite politique, un dispositif institutionnel a été mis en place avec un organe de décision et d’orientation : le CNPS.

Noufou KINDO

Burkina 24

Burkina24.com