Burkina : la stratégie nationale de protection de l’enfant et son plan d’action triennal fin prêts

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En vue de renforcer le système national de protection de l’enfant, le Burkina s’est doté d’une stratégie nationale de protection de l’enfant (SNPE) accompagnée d’un plan d’action triennal (PAT). La validation de la SNPE et son PAT a eu lieu mardi 6 août 2019 au cours d’un atelier de 24 heures organisé à Ouagadougou avec l’appui financier de l’Unicef, de l’ONG Save the Children international et de l’Etat.

Au cours de cet atelier, les participants ont entre autres procédé à l’examen des projets de documents et formulé des suggestions et recommandations pour une mise en œuvre réussie de la SNPE qui s’étend sur la période 2019-2023 et de son PAT qui s’étend sur la période 2019-2021. Huit problématiques majeures sont prises en compte dans la stratégie. Il s’agit notamment de la question du mariage des enfants, les mutilations génitales féminines ou encore l’exploitation des enfants par le travail.

Le coût total du plan d’action triennal (PAT) est estimé à plus de 135 milliards de FCFA. Sur cette somme, des partenaires techniques et financiers, contribuent à hauteur de plus de 5 milliards de FCFA.

« Nous espérons que le gouvernement mettra à disposition les ressources nécessaires pour mettre en œuvre cette stratégie et bien entendu l’UNICEF sera toujours au près du gouvernement pour tout appui technique et renforcer les systèmes nationaux de protection de l’enfance », a indiqué Chrystian Solofo Dimby, responsable des politiques sociales et de suivi évaluation à l’UNICEF.

Le gouvernement burkinabè et ses partenaires techniques et financiers espèrent à travers cette stratégie, parvenir à une protection efficace des enfants, cela d’ici 2023. C’est pour dire non à ces violences faites aux enfants, que le gouvernement burkinabè a décidé de l’élaboration de cette stratégie.

« Quand on sait qu’aujourd’hui les enfants représentent plus de 53% de la population, il est important que nous puissions prendre en charge cette masse critique de population qui devraient à leur tour s’occuper de la nation donc nous allons travailler à améliorer les conditions de vie des enfants, et leur permettre d’avoir une enfance bonne pour être de bons adultes », a déclaré Laurence Ilboudo, ministre de la famille et de l’action humanitaire, par ailleurs présidente du conseil national pour l’enfance.

Selon l’étude nationale sur les violences à l’égard des enfants de 2018, environ 3 millions d’enfants âgés de 0 à 17 ans ont subi des châtiments corporels, des violences émotionnelles, psychologiques, des abus et exploitations sexuelles et de négligence.

Marina Traoré

Source : Omegabf.info

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