Burkina : La lutte contre le terrorisme implique une bonne lecture de la situation nationale, selon le mouvement patriotique pour le Salut (MPS)

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Burkina : La lutte contre le terrorisme implique une bonne lecture de la situation nationale, selon le mouvement patriotique pour le Salut (MPS)

Lancé en juillet 2019, le Mouvement patriotique pour le Salut (MPS) a animé sa toute première conférence de presse, ce mardi, 12 novembre 2019 à Ouagadougou. Au menu de cette sortie, la situation nationale, avec pour point central, la dégradation de l’atmosphère sécuritaire. Pour le parti, ce qui est arrivé ces dernières années, et plus récemment au nord et à l’est du pays, dépasse l’entendement.

« Le succès de la lutte contre le terrorisme implique que nous ayons une bonne lecture de la situation nationale et que nous soyons plus intelligents que ceux qui nous combattent, qui nous épient, vivent avec nous, nous étudient, nous connaissent alors que nous semblons ne rien connaître d’eux et de leurs tactiques », relève le président du MPS, Pr Augustin Loada.

Selon l’ancien ministre, l’insécurité actuelle que vit le Burkina n’est qu’une partie d’une crise plus vaste et essentiellement politique qui touche aux fondements de l’État-nation et à son rôle dans la société burkinabè. Le parti pense que les gouvernants n’ont pas pris la mesure de la gravité de la situation ; il en veut pour preuve que le Conseil de défense et de sécurité nationale se réunit épisodiquement (là où dans certains pays, il se réunit hebdomadairement).

Concernant le recours aux volontaires annoncé par le président du Faso, les responsables du parti (et sous réserve que les modalités et autres mesures l’encadrant soient connues) soulignent qu’il peut se révéler un remède pire que le mal.

Face à la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso, l’idée d’un report des élections (les présidentielle et législatives sont prévues pour 2020) est partagée par certains Burkinabè.

Pour le Mouvement patriotique pour le salut (MPS), cette option pourrait engendrer une autre crise. « C’est essentiel que les élections se tiennent. Sinon, les dirigeants n’auront plus de légitimité démocratique. Donc, aucune légitimité d’ordonner une décision dans ce pays », expose substantiellement le constitutionnaliste, Pr Augustin Loada, président du parti. Ce qui pourrait ajouter une crise à la crise. Cependant, se réserve-t-il, si la situation nationale obligeait à cette démarche, le report doit impérativement impliquer un consensus de l’ensemble de la classe politique.

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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