Burkina-Justice : « Le Président du Faso est le seul à détenir entre ses mains la vie de Djibrill Bassolé », Mamoudou Dicko, président de la Nafa

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« Djibrill Bassolé est en train de dépérir dans des conditions de non-soins », selon le député Nafa Zilma François Bacié. Avec ses camarades de la nouvelle alliance du Faso, il dit s’en remettre au Président du Faso pour obtenir l’évacuation du général Djibrill Bassolé, dont l’état de santé exige des soins à l’étranger selon eux.

Face à la presse ce vendredi 13 septembre, les dirigeants de la Nafa tiennent le gouvernement pour responsable de la dégradation de l’état de santé de leur leader. « Après que ses soins aient été, hélas, prématurément interrompus (en Tunisie début mai), monsieur Djibrill Bassolé devait repartir en Turquie le 10 mai 2019 pour poursuivre ses soins. Malheureusement, il s’est vu opposer un refus du gouvernement par la non acceptation jusqu’à ce jour de sa requête malgré la non objection du Tribunal militaire pour son évacuation », explique le président du parti Mamoudou Dicko. Il dit ne pas comprendre que la 1re autorisation pour la Tunisie ait été accordée, et que celle-ci ne reçoive pas de réponse favorable de la part du ministre de la Défense, sans que la procédure ait changé. « Le refus de permettre à un quelconque prisonnier, soit-il Djibrill Bassolé ou pas, souffrant de graves maladies, d’avoir des soins médicaux appropriés à son mal est une privation de son droit à la santé, une torture, un acte délibéré de cruauté, un assassinat politique », martèle Mamoudou Dicko.

La Nafa craint déjà le pire pour son mentor et interpelle le gouvernement. « Nous lançons un cri de coeur pour les interpeller. Parce que tout ce qui pourrait arriver à notre leader aujourd’hui, ils en porteront entièrement la responsabilité », pense Aziz Dabo, porte-parole du parti. Pour lui, le Président du Faso, chef de l’exécutif en porterait également la responsabilité s’il n’intervenait pas pour « sauver Djibrill Bassolé ». Mamadou Dicko, lui, invoque l’article 36 de la Constitution qui désigne le Chef de l’Etat garant de l’unité nationale. « Nous en appelons à l’humanisme et à la responsabilité historique du chef de l’Etat, garant de l’unité et de la cohésion nationale afin d’éviter que l’irréparable se produise », a-t-il plaidé, en insistant : « il est le seul à détenir entre ses mains la vie de son excellence Djibrill Bassolé ».

Djibrill Bassolé a été jugé coupable de trahison et condamné le 2
septembre 2019 à 10 ans de prison fermes dans le procès du coup d’état
de 2015. Jusque là assigné en résidence surveillée après l’obtention de
la liberté provisoire en octobre 2017, il a ensuite été transféré à la
maison d’arrêt et de correction des armées.

Abdoul Fhatave TIEMTORE

Source : Omegabf.info

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