Burkina : Faire de l’humour un métier

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Ce samedi 10 février 2018 a eu lieu à  l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB), la cérémonie de clôture  de la formation des humoristes du Burkina Faso. Organisée par l’association le Cercle des Arts Vivants, la formation s’est étendue du lundi 05 au samedi 10 février 2018.

Initié par le Cercle des Arts Vivants, qui a pour président l’humoriste professionnel Gérard Ouédraogo, la formation des humoristes du Burkina Faso, a plusieurs objectifs. Il s’agit du renforcement des capacités des artistes humoristes burkinabè, de l’initiation au droit d’auteur et à la déontologie en matière de communication publique, de l’amélioration de l’humour en qualité et en quantité et de la redynamisation de l’humour dans les 13 régions du Burkina.

A cette édition, sont présents 35 participants dont 5 filles. Certains sont déjà de plain-pied dans le métier et d’autres encore débutants, tous venus de différentes villes dont Ouagadougou, Koupéla, Ouahigouya, Koudougou, Dédougou, Bobo Dioulasso et Banfora.

Lors de la cérémonie de clôture ce samedi matin, les différents participants ont rivalisé de talent en présentant  un spectacle de restitution de leurs acquis au cours de la semaine de formation. Spectacle à l’issue duquel chacun a reçu une attestation de participation.

Saw Abdoulaye, participant à la formation témoigne toute sa reconnaissance aux formateurs et, convaincu que l’humour nourrit son homme,  confie : « j’aimerais être humoriste  international ».

Selon le formateur, aussi enseignant d’Art Dramatique à l’Université Ouaga I Pr. Joseph KI Zerbo, Prosper Kompaoré, il est nécessaire de former les humoristes en ce sens qu’il «ne s’agit pas de se lever et dire : je fais rire donc je fais de l’humour (…). Faire de l’humour nécessite d’abord une certaine écriture humoristique… ».

Pour le Président du Cercle des Arts Vivants, Gérard Ouédraogo,  cette formation va permettre à chaque participant de savoir où il va et dans quel registre il évolue. «Ils ont appris à  faire la différence entre le clown, la bouffonnerie, les comédies musicales, le comique, le one man show, le one woman show », dit-il.

Le souhait du Président du CAV,  est que dans cinq ans, « on puisse vendre l’humour burkinabè » et que les humoristes burkinabè soient compétitifs sur la scène internationale.

Priscille Jinette BANSE (Stagiaire)

Burkina 24

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