Burkina : Des nouvelles d’Edith Blais et Luca Tacchetto

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Edith Blais (et son compagnon de route Luca Tacchetto ?) est encore « en vie ». De quoi redonner espoir aux « deux femmes extraordinaires qui sont très fortes » que sont sa maman et sa sœur rencontrées par les ministres Marie-Claude Bibeau et Chrystia Freeland du Développement international et des affaires étrangères.

La semaine dernière, le gouvernement canadien étaient en retraite dans la ville de Sherbrooke. C’est de celle même ville qu’est originaire sa compatriote Edith Blais qui n’a pas donné signe de vie depuis le 15 décembre dernier.

En provenance du Mali pour le Togo, les deux compagnons sont introuvables depuis la mi-décembre. L’enlèvement et l’assassinat du géologue canadien Kirk Woowman, qui travaillait pour la société minière vancouvéroise Progress Mineral dans les environs de Tiabongou à l’Est du pays, ont ramené au-devant de la scène la disparition des deux aventuriers.

Mais, à entendre le Premier  ministre Jusitin Trudeau, pourtant évasif selon lapresse.ca, il y a de quoi garder espoir. « Avec tout ce que je sais jusqu’à présent, on ne m’a pas dit autre chose qu’on croit qu’elle est en vie », rapporte le quotidien québécois. Mais avec cet assassinat, la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, qui a rencontré la mère et la sœur d’Edith Blais avec sa collègue des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, n’exclut pas la thèse de l’enlèvement. « Toutes les options sont encore sur la table », a-t-elle répondu aux journalistes à la suite de la rencontre avec la famille d’Edith.

« Nous allons continuer de travailler dans la région »

Ces deux nouvelles attristantes ne feront pas plier pour autant le « premier investisseur privé » du Burkina Faso. En effet, omniprésentes dans l’exploration et l’exploitation minière, les sociétés minières canadiennes ont fait passer l’or en premier produit d’exportation du pays devant le coton.

Le Premier ministre canadien promet que son gouvernement continuera d’assumer sa responsabilité fondamentale en continuant d’« assurer la sécurité des Canadiens où qu’ils soient dans le monde ». Le Burkina où ses compatriotes vivent et investissent ne fait pas exception.

« Nous sommes à vos côtés », avait déclaré la gouverneure générale Julie Payette lors de sa visite au Burkina en fin octobre, au sortir d’une audience avec le président Roch Marc Christian Kaboré. Ce choix d’être « solidaire », le chef de l’exécutif l’a réaffirmé au passage dans sa réponse. « Nous allons continuer de travailler dans la région, à travers le monde pour assurer la sécurité que ce soit du travail diplomatique avec nos alliés ou autres », a-t-il déclaré.

En rappel, leur destination finale est le Togo où ils sont toujours attendus par l’équipe de Zion’Gaïa, un projet de permaculture basé sur les principes de l’agroforesterie qui a pour objectif de développer une ferme autosuffisante en aliments et en énergie en redonnant à l’arbre son espace dans le paysage rural africain.

Oui KOETA

Burkina24

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