Burkina : 4 août 1983 et Thomas Sankara présents sur les réseaux sociaux

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Le 4 août 1983, la Révolution faisait sonner ses cloches sous les drapeaux de la Haute-Volta, avec comme chef d’orchestre, le capitaine Thomas Sankara. 34 ans après, les Burkinabè s’en souviennent et en parlent sur les réseaux sociaux. 

C’est certain. La Révolution d’Août 1983 ne disparaîtra pas de si tôt de la mémoire des Burkinabè. Disparaîtra-t-elle seulement ? En tout cas, ce 4 août 2017, les réseaux sociaux au Burkina ont très tôt été peints aux couleurs du rappel de cet avènement. Les rappels historiques ont en effet perlé et sous toutes les formes. 

 

 

 

 

 

 

 

Les rappels se sont ensuite focalisés sur la suite de la Révolution et notamment les actions posées par le capitaine Thomas Sankara et les idéaux qu’il défendait. Des remémorations teintées de regret sur le fait que l’élan pris il y a 34 ans ait été stoppé 4 ans après sans autre suite. 

 

 

 

 

Et comme il fallait s’y attendre, Blaise Compaoré, le frère et ami de Thomas Sankara, n’est pas oublié dans les souvenirs. Il est celui qui a conduit le commando qui a libéré Thomas Sankara avant le coup d’Etat de ce mois d’août. Cependant, il n’occupe pas aujourd’hui une place de choix sous les projecteurs dans les rappels et les hommages… 

 

Il n’y pas seulement que les idées de Sankara qui sont mises en exergue. Son mode vestimentaire est aussi mis en lumière par cet internaute, rappelant sans doute l’introduction dans les moeurs vestimentaires des Burkinabè, le Faso Danfani, abandonné après la Révolution, mais connaissant un regain d’engouement depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014.

 

De nombreux internautes caressent l’idée que ces idéaux soient perpétués, comparant notamment cette période qu’a vécue le pays avec la manière dont le Burkina est aujourd’hui gouverné.

 

Mais pour cet internaute, par ailleurs écrivain, Makaiboo Gouintchè Somah, l’appropriation de la vision que Thomas Sankara dépend d’abord des Burkinabè eux-mêmes.  

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le souvenir de Thomas Sankara et de son combat reste vivace dans la mémoire de nombre de Burkinabè. 

 

Burkina24


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