Bourse céréalière nationale : Un cadre pour mettre en relation producteurs céréaliers et acheteurs

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Bourse céréalière nationale : Un cadre pour mettre en relation producteurs céréaliers et acheteurs

Le Burkina Faso est un pays qui tire l’essentiel de ses ressources de l’agriculture. Le secteur agricole contribue pour 35% au Produit intérieur brut (PIB), emploie 85% de la population active et représente 70% des recettes d’exportation. Mais l’agriculture au pays des hommes intègres est dépendante des aléas climatiques, d’où la faiblesse des rendements. C’est ainsi qu’a été créée la Bourse céréalière nationale, pour faciliter les échanges entre zones excédentaires et zones déficitaires, et pour mettre en relation producteurs et acheteurs.

Pour présenter officiellement cette structure, l’ONG Afrique Verte Burkina, en partenariat avec la Fédération nationale des industries de l’agro-alimentaire et de transformation du Burkina (FIAB), a organisé une conférence le mercredi 6 novembre à la Maison du peuple de Ouagadougou.

Face aux difficultés du secteur agricole au Burkina, des réflexions ont été menées pour trouver des solutions durables. Ainsi, l’ONG Afrique Verte Burkina, qui travaille depuis 1990 au renforcement des capacités des organisations paysannes, a opté pour un accompagnement des acteurs agricoles dans la production, la commercialisation et la transformation agro-alimentaire.


L’une des actions importantes d’Afrique Verte Burkina est l’organisation des Bourses céréalières qui permettent la mise en relation entre acheteurs et vendeurs, entre l’offre et la demande. Elles sont un cadre de rencontre entre organisations de producteurs, opérateurs privés et transformateurs. Elles facilitent également l’approvisionnement des zones déficitaires par les zones excédentaires. Cadres d’opportunités d’échanges économiques, ces bourses participent enfin à l’information et à la formation des organisations professionnelles des filières agricoles.


Les Bourses céréalières sont une initiative à encourager, selon Bassiaka Dao, président de la Confédération paysanne du Faso (CFP), car elles constituent un réel cadre de recherche de solutions à certaines préoccupations importantes qui minent le développement du secteur agricole. Pour le président de la CFP, la constante amélioration de la sécurité alimentaire ces dernières années au Burkina est due aux reformes des politiques sectorielles et des cadres macro-économiques, notamment les Bourses céréalières. Aussi, il s’est réjoui de constater que cette Bourse céréalière nationale contribue à rompre l’isolement des acteurs agricoles et participe à l’accroissement de la transparence des prix, gage d’un fonctionnement harmonieux du marché agricole.

Juste Ephrem ZIO

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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