Bobo : L’ONEA se dévoile à Nasso

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La Direction régionale de l’Ouest de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a initié une visite guidée dans ses différentes stations à Nasso, un village situé à une quinzaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso, le vendredi 10 juin 2016.

Au cours de cette journée, le Directeur régional de l’ONEA, Moussa Siemdé a rappelé que l’ONEA/Bobo couvre la région des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest et de la Boucle du Mouhoun. Son agence produit plus de 18 000 000 m3 avec 70 197 abonnés dont 61 000 sont actifs. Bobo-Dioulasso abrite 47 520 abonnés.

Au nombre des difficultés, l’ONEA a révélé que la longueur du réseau est insuffisante pour permettre à tout le monde de disposer des branchements promotionnels. Il  y a également le nombre important de fuites dans les zones basses.

 L’autre souci se trouve au niveau des zones situées en hauteur. « On n’imaginait même pas que la ville allait s’étendre vers ces zones, indique Moussa Siemdé.  Les châteaux étaient au point les plus hauts de la ville, mais aujourd’hui dans ces secteurs, vous allez constater qu’il  y a des zones qui sont très haut sur la pointe de la colline».

L’ONEA est alors obligé de pallier à cette difficulté. « Nous avons demandé une autorisation à la mairie de nous donner une parcelle à cette zone afin d’envisager la construction d’un  château d’eau pour alimenter ceux qui sont en hauteur », explique le Directeur régional.

L’autre casse-tête de l’ONEA/Bobo est lié aux compteurs inactifs et concerne plus de 13% des abonnés. « Nous voulons les inciter à venir vers nous, car nous avons des modalités qui peuvent leur permettre de régler leur dette, en attendant que les dispositifs juridiques ne soient mis en place pour recouvrir nos impayés », exhorte Moussa Siemdé.

L’office note enfin l’inondation de la source durant l’hivernage. Pour y faire face, l’agence cherche à établir un équilibre pour qu’au moins 50% de la capacité puisse être utilisée en attendant que l’eau se retire de la source. Par ailleurs, il y a  déjà un 3e forage qui milite dans ce sens. « L’idée c’est de réduire notre dépendance vis-à-vis de cette source», commente le directeur régional.

Point positif cependant, le directeur général explique le niveau de satisfaction des clients est encourageant car, dit-il,  « rare sont des clients au niveau de Bobo qui peuvent faire 24 heures sans eau ».

Pour les perspectives, l’ONEA/Bobo envisage l’extension de sa réalisation à 50 km, des télégestions du réseau, l’amélioration de la desserte à travers un financement (production, réseau), la diversification des modes de paiement des factures et la réalisation des forages en ville pour améliorer la desserte aux différents secteurs.

Ousmane TRAORE

Correspondant Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

Burkina24.com