Blaise Compaoré : «On doit lui permettre de rejoindre son pays »

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Face à l’évolution de la situation nationale, le Mouvement des jeunes pour la paix (MJP) lance un appel aux autorités. Des dossiers de  l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 en passant par le putsch du 16 septembre 2015 et les mandats d’arrêts annulés, le MJP appelle à l’éclaircissement de la situation. Ce sont entre autres les points qui ont fait l’objet d’échange entre la presse et le mouvement ce 13 mai 2016 à Ouagadougou.   

« La paix au Burkina Faso est menacée par tout le monde »,  a confié le président du Mouvement des jeunes pour la paix (MJP) Noufou Congo. Son mouvement appelle alors le président du Faso, à annuler le mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro.

Lors de ces échanges, il s’agissait de rappeler que l’on a oublié ce qui s’est passé il y a un an.  Pour Noufou Congo, «  on veut ici brouiller l’attention des gens, mais ce n’est pas fini. On doit revenir, tirer cela au clair avant de continuer ».

Concernant les fonds alloués au bureau militaire, le mouvement interpelle les autorités à rendre public le relevé bancaire de ce cabinet  auparavant attaché à la primature afin que « nous ayons la liste de tous ceux qui sont passés à la caisse ». Dans la même lancée, il trouve que l’ancien Premier ministre Isaac Zida doit revenir au Burkina. Le cas échéant, l’état-major des armées doit émettre un mandat d’arrêt contre ce dernier.

Arrêter les personnes qui ont brulé l’Assemblée nationale et les juger fait aussi partie des requêtes formulées dans le rapport synthétique du mouvement. Le président explique : « l’insurrection n’est pas mauvaise mais aller brûler l’assemblée nationale… Je pense qu’il y a des personnes qui ont fait du mal ».

Le MJP réclame enfin  le retour de l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré au Burkina Faso, afin que la question de la réconciliation nationale soit pleinement abordée.  « On  ne peut pas parler de réconciliation pendant qu’il y a d’autres en dehors du pays et qui ne peuvent pas rentrer. Dans le cas de Blaise « on doit lui permettre de rejoindre son pays », a  déclaré Noufou Congo.

Mariam OUEDRAOGO (stagiaire)

Burkina 24

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