Bancarisation des pensions : La CARFO prépare ses retraités

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La Caisse  autonome  de retraite  des fonctionnaires (CARFO), a  échangé  avec  ses pensionnés,  le  mardi 6 novembre 2018 à Ouagadougou,  pour obtenir leur  adhésion  à son projet de  bancarisation de toutes les prestations de valeur supérieure ou égale à cinquante mille (50 000) francs CFA d’ici à la fin de l’année 2019.  

La Caisse  autonome  de retraite  des fonctionnaires (CARFO) ambitionne de bancariser toutes les prestations dues, d’une valeur supérieure ou égale à cinquante mille  (50 000) francs CFA d’ici à fin 2019. C’est l’information qui a été donnée, le  mardi 6 novembre 2018, à Ouagadougou, par la Directrice générale (DG) de l’institution, Marie Evelyne Edwige Yaméogo, au cours d’une rencontre avec les pensionnés. A cet effet, a-t-elle indiqué, la CARFO a entamé une campagne d’information et de sensibilisation à leur endroit en vue d’obtenir leur totale adhésion. « La présente rencontre d’échanges a pour objectif d’informer les pensionnés sur les ambitions de la CARFO  afin de parvenir à une mise en œuvre concertée des actions envisageables et des dispositions y relatives pour leur concrétisation », a précisé la directrice financière  et comptable de l’institution, Edwige Hien.  A l’occasion, la DG  de la CARFO est convaincue que c’est une innovation qui va satisfaire   toutes les parties, car  a-t-elle dit, avec le nombre de plus en plus croissant des pensionnés, son institution rencontre des difficultés, dans le paiement en numéraire qui s’étale sur un mois.  Et pour preuve, Mme Hien a confié que de 2007 à 2017, le nombre des pensionnés est passé de 34 886 à 42 022.  Elle a ajouté qu’en 2017, sur les 42 022 pensionnés, 22 740 sont payés par virement   et  19 272 à la caisse.  S’attardant sur les avantages de la bancarisation, la directrice financière et comptable de la CARFO a évoqué   la sécurisation du revenu, la  possibilité de percevoir les pensions mensuellement et d’échelonner les retraits, tout en utilisant les moyens électroniques. A cela, s’ajoutent la possibilité d’envoyer une tierce personne pour toucher  son chèque, l’accès au crédit, aux facilités de caisse et aux agences bancaires  sur toute l’étendue du territoire.   Avant  d’échanger avec les papis et les mamies, la CARFO a rencontré  les institutions bancaires afin d’obtenir des conditions préférentielles à leur profit. Aussi, selon les dires de la DG, des guichets spéciaux  leur seront dédiés   pour  éviter les longues files d’attente. L’initiative est saluée par les bénéficiaires. «  Il y a également des banques qui sont venues vers nous avec des propositions intéressantes.  Les cartes électroniques  sont gratuites  pour la première  année et  2500 FCFA à partir de la deuxième année », s’est réjoui le président de l’Association nationale des retraités du Burkina Faso (ANRBF),  Simon Ouédraogo. Pour lui, c’est tentant,  même s’il reconnaît que de nombreux retraités  ne font pas  confiance aux banques. « Si la bancarisation évite les longues files d’attente dans les guichets de la CARFO,  il y a tout de même  des inconvénients  avec souvent les prélèvements inexpliqués, sans compter les frais qu’engendrent toutes les prestations en banque », a relativisé la représentante  de la section des retraités de l’Oubritenga, Hortense Ouédraogo.

Mariam OUEDRAOGO

sidwaya.bf