Attaque dans la région de l’Est: les cinq gendarmes ont été inhumés dans une vive émotion

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Les cinq gendarmes en service à la brigade mobile de gendarmerie de Fada N’Gourma, tués le samedi 11 août dernier, après l’explosion de leur véhicule, ont été inhumés ce mardi 14 août 2018 à Ouagadougou. La mise en terre est intervenue peu de temps après la levée des corps en début d’après-midi au Camp militaire Aboubacar Sangoulé Lamizana où ils ont été décorés à titre posthume de la médaille militaire.

Les familles nucléaires et la brigade de la gendarmerie de Fada N’Gourma pleurent leurs fils et frères d’armes « victimes d’actes terroristes» alors qu’ils revenaient d’une mission d’escorte. L’émotion était vive, et les visages marquées par la tristesse en cet après-midi du 14 août au cimetière municipal de Gounghin, à l’occasion des obsèques de ces Maréchaux de logis (MDL).

C’est avec tous les honneurs militaires dû à leur rang, que ceux que la Nation burkinabè pleure en ce jour ont été inhumés, après avoir été fait à titre posthume de la médaille militaire. Parents, amis, connaissances, autorités politiques, administratives, militaires ont répondu présent lors du cérémonial en vue de rendre un vibrant hommage à ces « vaillants soldats » arrachés à l’affection des leurs.

Il s’agit des MDL Serge Sanou, Blaise Minoungou, Inoussa Bayéré, Tiémoko Traoré et Elysée Kaboré. Le premier cité est né le 7 octobre 1991 à Bobo Dioulasso, il totalise 4 ans, 3 mois et 26 jours de service. Il était célibataire et père d’un enfant. Egalement père d’un enfant, Blaise Minoungou officiera pendant 3 ans, 5 mois et 18 jours au sein des forces armées nationales. Ce dernier était âgé de 27 ans. Avec aussi à son actif 3 ans, 5 mois et 18 jours de service, Inoussa Bayéré, né le 31 janvier 1993 fait partie des victimes. Quant aux plus jeunes, ils auront servi la Nation durant 2 ans, 6 mois et 9 jours. Ce sont Tiémoko Traoré, né le 31 décembre 1994 et Elysée Kaboré, né le 12 octobre 1994. Tous étaient membres du 34e escadron de gendarmerie mobile de Fada.  

 « C’est une perte pour la gendarmerie, l’armée et les forces de défenses et de sécurité. Nous sommes venus leur dire que malgré cela, nous tenons bon. Il faut que nous nous mobilisions davantage pour lutter contre cette pieuvre qui finira par être vaincu. (…) Comme disait Victor Hugo, ceux qui vivent sont ceux qui luttent »  a laissé entendre Simon Compaoré, ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso.

En rappel, c’est le samedi 11 août 2018, aux environs de 13 heures que ces gendarmes chargés d’assurer la sécurité du site minier de Boungou dans la région de l’Est, de retour d’une mission d’escorte, ont été victime d’une attaque terroriste.  Selon un communiqué du ministère en charge de la  Défense nationale, « le véhicule de tête a sauté sur une mine au PK 97 du tronçon Fada-Ougarou-Boungou. Le reste du convoi a essuyé des tirs nourris d’armes automatiques ». Et selon le bilan, quatre gendarmes et un civil ont péri suite à l’explosion de la mine et un gendarme a été tué suites aux échanges de tirs. Le bilan total est de six victimes, cinq gendarmes et un civil. Notons que le corps du civil a été remis à sa famille pour inhumation.

 

 

 

Fasozine