Assemblée nationale : Le gouvernement autorisé à ratifier les conventions de financement par voie d’ordonnance

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Assemblée nationale : Le gouvernement autorisé à ratifier les conventions de financement par voie d’ordonnance

La plénière consacrée à la réhabilitation du gouvernement à ratifier par voie d’ordonnance les accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers s’est déroulée ce vendredi 6 décembre 2019 à l’hémicycle. 78 députés ont donné leurs voix pour l’adoption ladite loi. La session a été présidée par Stanislas B. Sankara, premier vice-président de l’Assemblée nationale, et a connu la présence de la ministre déléguée auprès du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, chargée de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré.

Sur les 127 députés de l’Assemblée nationale, 103 ont voté. A l’issue du débat général, 25 députés ont voté abstention et 78 députés ont donné leurs voix pour l’adoption ladite loi. Une satisfaction pour la ministre déléguée Pauline Zouré. Prenant la parole au nom du gouvernement, elle a expliqué que cette loi donne la carte verte à l’exécutif pour accélérer les conventions de financements. Dans ses explications, il est ressorti que « face aux contraintes des délais des partenaires, le gouvernement a besoin de la flexibilité de la représentation nationale pour collaborer avec les partenaires, afin de mobiliser des ressources nécessaires au développement ».

Pour Pauline Zouré, sans la loi de réhabilitation, il est difficile de mobiliser les ressources auprès des partenaires dans un délai favorable aux politiques de développement. Selon elle, c’est une idée qui est loin d’être un abus de pouvoir du gouvernement.

Rosine Zouré

Même son de cloche chez Lassina Ouattara, député du parti majoritaire. Pour lui, « l’objectif est de réduire le temps de ratification des accords de financement ». Aussi, « cette loi permettra au Burkina Faso de respecter ses engagements en matière de conventions internationales et de mettre en place des politiques de développement », selon les membres de la commission affectataire de ladite loi.

En revanche, les députés détracteurs de ladite loi y voient un abus qui donne plus de prérogatives au gouvernement. Ils ont donc dénoncé cette attitude du gouvernement à vouloir se soustraire du contrôle des élus nationaux. Pour eux, la Constitution donne la prérogative aux députés de se prononcer régulièrement sur les opportunités des conventions, des accords et des protocoles de financement que le gouvernement entend ratifier.

député Zoungrana Yahaya

Sur cette base, les détracteurs voudraient que la loi de réhabilitation soit une exception, et non une habitude. Une position soutenue par Yahaya Zoungrana, élu du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ; Adama Sosso du l’Union pour le progrès et le Changement (UPC) et plusieurs autres députés de l’opposition politique, qui ont voté abstention.

E.K.S.

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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